-
SpaceX se hisse à la cinquième place des capitalisations mondiales, dépasse Amazon
-
Wall Street ouvre en hausse, attend des détails sur l'accord Etats-Unis-Iran
-
Assemblée: le débat sur l'autonomie de la Corse débute, le gouvernement pousse pour une adoption
-
Le chef de l'ONU en Haïti, en "solidarité" avec un peuple qui souffre
-
Wall Street ouvre sans direction claire, attend des détails sur l'accord Etats-Unis-Iran
-
Yum! Brands vend la chaîne Pizza Hut, en perte de vitesse, pour 2,7 milliards de dollars
-
Tennis: les soeurs Williams vont refaire la paire à Wimbledon
-
Entre festins et musique, les mariages cachemiris perpétuent les traditions
-
Ukraine: la restauration de la cathédrale endommagée à Kiev pourrait prendre environ deux ans (responsable ukrainien)
-
Le feuilleton BHV Marais continue sans Shein ni Frédéric Merlin
-
Ebola en RDC: le pic reste à venir, l'épidémie pourrait durer un an
-
IA : la France tourne le dos à Palantir et veut bâtir son autonomie stratégique
-
Mondial-2026: la France entre en scène, avec son grand rival, l'Argentine
-
L'accord de paix doit être "le signal de la relance" de l'économie, selon Roland Lescure
-
Le G7 fait monter la pression contre Moscou pour arrêter la guerre avec l'Ukraine
-
L'Inde bloque Telegram pour éviter la triche lors d'un examen national
-
Le "plus important" est "une ouverture totale et sans condition du détroit d'Ormuz" (AIE)
-
Le Parlement européen donne son feu vert final à l'accord commercial avec Trump
-
Téhéran et Washington vont entrer dans le vif du sujet vendredi, selon l'Iran
-
Wimbledon: Venus et Serena Williams disputeront le double ensemble
-
Un KO pour la gloire: Ciryl Gane se replace dans le gotha du MMA
-
L'armée américaine prévoit d'établir un stockage d'armement en Australie
-
Des cours verdies et sans bitume, première étape contre la chaleur à l'école
-
A Gaza, les ruses de couturiers pour recréer des robes de princesses
-
Dans le bassin du Mékong, une "bombe à retardement" toxique
-
Présidentielle en Colombie: la gauche au pouvoir affronte une droite pro-Trump
-
Abelardo de la Espriella, le millionnaire admirateur de Trump qui veut mater les groupes armés
-
Ivan Cepeda, défenseur des droits humains et penseur de la gauche colombienne
-
Guerre au Moyen-Orient: l'Inde se tourne vers les engrais biologiques
-
La Bourse de Paris sur sa lancée après l'annonce d'un accord de paix
-
A Cuba, des familles survivent dans un gymnase, sans espoir de relogement
-
France: les émissions de gaz à effet de serre ont plus baissé que prévu en 2024 et 2025
-
Accord Iran/Etats-Unis: comment l'industrie pétro-gazière se prépare à l'après-guerre
-
Crise de la presse: une journée de mobilisation pour conjurer l'effondrement
-
Foot: l'Allemand Dino Toppmöller nommé nouvel entraîneur de Lens (club)
-
Andy Burnham, le "roi du Nord" qui lorgne Downing Street
-
Face aux compagnies aériennes, l'UE privilégie la protection des passagers
-
Xi Jinping assure son soutien au président birman à Pékin
-
Election cruciale pour l'avenir du Premier ministre Keir Starmer à Downing Street
-
De vastes zones de récifs coralliens pourraient résister au changement climatique, selon une étude
-
Fonction publique: un assistant IA pour tous les agents de l'Etat
-
"Même à Ouest-France": le premier quotidien français rattrapé par la crise
-
La chanteuse Bonnie Tyler est sortie du coma
-
En Ecosse, des moustiques responsables de l'arrivée d'un nouveau virus sous haute surveillance
-
Anna-Bella Failloux, une chercheuse face à la menace mondiale du moustique
-
Stériliser le moustique-tigre, le pari incertain d'une protection industrielle
-
Les rapaces chassent en fonction de la morphologie de leurs phalanges
-
Antilles: pour sauver leurs bananes, les producteurs comptent sur une nouvelle génération d'OGM
-
Mondial-2026: au tour de l'Argentine de se lancer, avec Messi évidemment
-
La France va investir 655 millions d'euros supplémentaires dans l'IA, annonce Lecornu
Au Kirghizstan, la téléréalité au secours de la promotion du sport
Chaque semaine, le fonctionnaire devenu apprenti triathlète Aïzaratbek Essenov transpire devant les caméras d'une émission de téléréalité sportive au Kirghizstan. Dans ce pays d'Asie centrale où l'obésité touche un quart des adultes, tous les moyens sont bons pour promouvoir un mode de vie sain.
"Au début, c'était difficile, je n'arrivais pas à courir et j'étais essoufflé", dit à l'AFP M. Essenov, 33 ans, un cadre d'une entreprise publique dans le secteur numérique, habitué à "rester devant l'ordinateur du matin au soir".
Comme lui, sept fonctionnaires sans expérience sportive ont été sélectionnés pour la téléréalité "Du bureau à la victoire", co-organisée par l'administration du président Sadyr Japarov, qui a fait du sport un axe majeur du développement socio-économique de cette ex-république soviétique montagneuse de sept millions d'habitants.
"Comme nous n'avions jamais fait de sport, il nous faut cinq à six mois d'entraînement continu pour préparer nos corps", explique le fonctionnaire. Le programme doit les mener à la Coupe d'Asie de triathlon amateur à l'automne, où il compte "jouer les premiers rôles". "Depuis que je fais du sport, j'ai acquis de la discipline et j'ai une alimentation saine", raconte celui qui dit avoir "perdu environ cinq kilos".
Son entraîneur, Igor Izmaïlov, veille à ce que ces novices "soient réguliers et ne manquent pas d'entraînements".
Il espère que "ce projet servira d'exemple à ceux qui ne font pas d'exercice physique et mènent une vie sédentaire", et que "davantage de personnes se mettront au sport".
Si les téléspectateurs kirghiz se lassent de suivre ces futurs triathlètes, ils pourront zapper et regarder "Nouveau souffle", autre émission de téléréalité où des personnes en surpoids perdent des kilos.
- "Tendances alimentaires défavorables" -
Ces deux émissions s'inscrivent dans le récent programme gouvernemental "Coeur sain" initié par le président Japarov, qui répète à l'envi faire de la "santé publique la priorité absolue de la politique de l'État kirghiz".
Diplômé de l'Institut kirghiz de culture physique au crépuscule de l'Union soviétique, le dirigeant quinquagénaire veut montrer l'exemple pour "construire une nation en bonne santé" et s'affiche en footballeur, en skieur ou randonneur.
Car au Kirghizstan, 26,6% des adultes sont obèses, soit bien plus que la moyenne mondiale (15,8%), selon les dernières données de l'Organisation mondiale de la santé en 2022.
Une étude kirghize de mars 2026 note des "tendances alimentaires défavorables au sein de la population", la faute notamment à une cuisine riche en viande, produits laitiers et graisses mais pauvre en légumes et fruits.
Les traditions nomades centrasiatiques ont longtemps priorisé des plats caloriques pour lutter contre le rude climat des steppes et des montagnes, où les céréales sont rares.
Et l'augmentation de la consommation d'aliments ultratransformés a encore aggravé le problème.
Selon l’International Food Policy Research Institute (IFPRI), dans "les systèmes alimentaires des pays d'Asie centrale" (...) les carences en micronutriments (vitamines, oligo-éléments, ndlr) sont de plus en plus fréquentes, et la prévalence du surpoids et de l'obésité augmente rapidement".
Dans la région, "plus de la moitié de la population adulte est en surpoids ou obèse" en 2022, note l'IFPRI, une tendance qui "augmente rapidement" et "touche les femmes de manière disproportionnée".
- Objectif 30% de sportifs -
Car dans les sociétés conservatrices centrasiatiques, faire du sport est encore plus compliqué pour les femmes.
"Quand un homme et une femme rentrent du travail, la femme a encore des tâches ménagères à accomplir: cuisiner, s'occuper du bébé, faire la lessive, le ménage", rappelle Eléna Lyjina-Poltchenkova, directrice de la Fédération kirghize de triathlon. Elle espère que "cette émission de téléréalité montrera comment une personne peut évoluer et concilier le sport et la routine du quotidien, au travail et dans la famille", pour motiver les femmes.
Mais la bonne volonté ne suffit pas et pratiquer un sport reste souvent quasi-impossible.
Les autorités reconnaissent un net déficit d'infrastructures, une pénurie de personnel et des financements limités et tentent d'investir pour doubler d'ici 2030 la part de la population pratiquant régulièrement le sport, actuellement à 15%.
"La situation à Bichkek (la capitale) est un peu meilleure, mais compte tenu de la population, le nombre de salles de sport et de piscines reste insuffisant", souligne Eléna Lyjina-Poltchenkova.
La tendance évolue, avec des salles de sport qui essaiment à travers le pays et la construction à Bichkek du futur plus grand stade d'Asie centrale, dont l'inauguration est prévue en août 2026.
S.Spengler--VB