-
RATP: le nouveau PDG axe sa feuille de route sur la lutte contre la violence dans les transports
-
Mélenchon veut que les gazoducs Nord Stream soient "remis en route"
-
Climat : jugement "historique" aux Pays-Bas, sommés de mieux protéger l'île antillaise de Bonaire
-
L’Allemagne moins optimiste sur la croissance en 2026
-
"Ça y est je suis chevalier!": Macron décore le dernier vendeur de journaux à la criée de Paris
-
Venezuela: Rubio défend la coopération avec les autorités par intérim
-
L'Iran "prêt" à répondre aux menaces de Trump tout en se redisant ouvert à un accord sur le nucléaire
-
Euro de hand: La claque et la porte pour les Bleus
-
Inondations au Mozambique: "J'en suis venue à souhaiter la mort"
-
Amazon supprime 16.000 postes de plus dans le monde
-
Peur dans une ville sicilienne balafrée par un glissement de terrain
-
Au procès en appel du RN, les mauvais comptes du trésorier de Saint-Just
-
Aide à mourir, soins palliatifs: que contiennent les textes sur la fin de vie ?
-
La Bourse de Paris termine en nette baisse, plombée par le luxe
-
La BBC, dans la tourmente, nomme un directeur général par intérim
-
Charles III s'inquiète du "recul" du combat contre le changement climatique
-
"La fierté de toute une nation": ultime hommage en Israël au dernier otage de Gaza
-
Nicki Minaj se décrit comme la "première fan" de Trump
-
La grippe circule encore activement, mais l'épidémie semble fléchir
-
Rappels de lait infantile: le recours d'une association contre l'Etat rejeté
-
Greenpeace dénonce la poursuite du commerce nucléaire entre France et Russie, toujours exempté de sanctions
-
Au Venezuela, l'espoir d'un renouveau de l'industrie pétrolière sous l'impulsion des Etats-Unis
-
Fin de vie: le Sénat rejette la loi sur l'aide à mourir, bientôt de retour à l'Assemblée
-
La tempête Kristin fait au moins quatre morts au Portugal
-
Le gouvernement va s'opposer à la recherche d'hydrocarbures en Outre-mer
-
Cancer du sein: les "nombreuses lacunes" de prise en charge sous la loupe de la Cour des comptes
-
Un pas de plus dans l'interprétation du génome grâce à l'IA
-
Face aux tensions autour du Groenland, France et Danemark appellent au réveil de la puissance européenne
-
Danemark: colère d'anciens combattants après le retrait de drapeaux danois par l'ambassade américaine
-
Hand: Ivry écarte Didier Dinart de son poste d'entraîneur
-
Poutine reçoit le président syrien au moment où Moscou cherche à préserver ses bases militaires
-
Jugement "historique" aux Pays-Bas, ordonnés de mieux protéger une de leurs îles
-
Trump dit que le "temps est compté" pour l'Iran, qui exclut de négocier "sous la menace"
-
Taux d'intérêt de la Fed: un retour au statu quo se profile aux Etats-Unis
-
Wall Street portée par la tech avant les résultats de grands noms du secteur
-
Justice climatique: les Pays-Bas ordonnés de mieux protéger une de leurs îles
-
Mondial-2026: Ligue 1+ a trouvé un accord avec la FIFA pour diffuser tous les matches
-
"La fierté de toute une nation": ultime hommage au dernier otage de Gaza
-
Ligue 2: Horneland va quitter Saint-Etienne, Haise et Montanier pressentis
-
Recherche en ligne: Londres veut permettre aux sites internet de refuser l'IA de Google
-
Hexane: des députés veulent rendre obligatoire l'information du consommateur
-
Hauts-de-France: une ONG alerte sur une pollution de l'eau au fongicide
-
Amazon annonce la suppression de 16.000 postes dans le monde
-
Municipales: les transports gratuits, une promesse à la mode et variable
-
Feu intense dans un hôtel de luxe à Courchevel, près de 300 personnes évacuées
-
Open d'Australie: Djokovic, miraculé, retrouvera Sinner en demies
-
Israël: funérailles nationales pour le dernier otage à Gaza
-
Richard Linklater et "Nouvelle Vague" en tête des nominations pour les César
-
Dans le monde de Trump, l'Otan appelée à devenir "plus européenne"
-
Contre la "biopiraterie", le Brésil défend son açai d'Amazonie
Au Cadre Noir de Saumur, 200 ans d'équitation à la française
De bon matin, des palefreniers nettoient des boxes de chevaux. Une image banale dans une écurie, à un détail près: la présence d'écuyers vêtus de noir et coiffés d'un képi. Depuis 200 ans, le Cadre Noir de Saumur perpétue l'équitation à la française.
Ses missions? "Conserver la qualité de notre équitation et de notre tradition équestre française", la compétition, la formation et la recherche, énumère l'adjudant-chef Gildas Flament.
Les origines du l'institution sont militaires, rappelle le maître de manège. À l'issue des guerres napoléoniennes au XIXe siècle, qui avaient décimé la cavalerie française, "il a fallu former en urgence des écuyers et des chevaux et le Cadre Noir a été fondé en 1825".
Dans les années 1970, avec le développement de l'équitation de loisirs, l'institution devient civile. Elle fait partie aujourd'hui de l'Institut français du cheval et de l'équitation (IFCE).
Le savoir-faire reste le même, présenté lors des galas à Saumur, en tournée et durant des représentations en matinée, avec sauts d'école (courbette, croupade et cabriole), des figures héritées de la Renaissance, les carrousels ou encore le saut d'obstacle aux longues rênes. Le site de Saumur accueille chaque année 100.000 visiteurs.
L'équitation de tradition française que représente le Cadre Noir est inscrite au patrimoine mondial immatériel de l'Unesco.
"Je suis en train de pionter (tresser la crinière en petites boules) de Sinatra avant la matinale", décrit Maelys Laurioux, palefrenière soigneuse, perchée sur un escabeau, élastiques à cheveux en bouche, peigne à la main, pour préparer la crinière du grand cheval bai.
La jeune femme de 25 ans s'occupe quotidiennement de six chevaux dès 7h30 du matin: nettoyer les boxes, leur donner du foin, les brosser, seller, natter, les sortir au paddock (petit enclos)...
Des cavaliers en formation passent à cheval pour les échauffer, avant qu'ils soient montés par les 33 écuyers, reconnaissables à leur tenue noire, képi pour les hommes et tricorne pour les femmes, éperons dorés, gants, la fonction la plus prestigieuse du Cadre Noir. Plus de 200 personnes travaillent sur le site.
"Ce que j'aime, c'est m'occuper des chevaux", confie la palefrenière. Elle a pu "apprendre rapidement la natte à la française, à pionter, les longues rênes, ça m'a permis de partir en déplacement", raconte-t-elle. "Pour rien au monde je ne changerais."
- Formation -
Olivier Chollet, 57 ans dont 34 comme palefrenier soigneur au Cadre Noir, abonde. Il a voyagé en Chine ou au Japon pour des galas.
Il suit certains chevaux pendant des années. "J'ai récupéré deux retraités, ils sont chez moi au pré", dit-il. Le Cadre Noir compte 280 chevaux, essentiellement des selles français et des anglo-arabes. Achetés à trois ans, ils arrêtent leur carrière vers 18 ans et sont placés, souvent chez des particuliers.
L'institution bicentenaire n'échappe pas aux réflexions sur le bien-être animal qui traversent le monde équestre. "Nous sommes évidemment impactés par cette évolution", fait savoir Gildas Flament.
Pour tenter de s'adapter, le Cadre Noir s'est doté récemment de petits paddocks "de manière à ce que les chevaux puissent avoir une vie sociale et être en liberté un peu plus de temps qu'avant", indique le maître de manège, les chevaux, de nature grégaire et ayant besoin de beaucoup se déplacer, vivant actuellement en boxes individuels.
"On ne peut pas tout casser et tout refaire en une fois", poursuit-il en parlant des écuries construites dans les années 1970, mais "des travaux sont envisagés" pour offrir à chaque cheval un paddock attenant à son boxe.
Pauline Basquin, cavalière olympique de dressage, remplit trois des missions du Cadre Noir: "formation, participer aux galas et compétition", précise-t-elle, posée dans le grand manège des écuyers, à côté de Sertorius de Rima avec qui elle a participé aux Jeux Olympiques à Paris.
"Porter la tunique, ça veut dire quelque chose", explique cette écuyère. Elle est synonyme d'une équitation "qui respecte certaines valeurs comme la recherche d'harmonie dans le couple cheval-cavalier, la fluidité, la discrétion dans l'emploi des aides et le respect du cheval", ce qu'elle s'efforce de transmettre à ses élèves, de futurs professionnels du monde du cheval, comme en compétition.
L.Stucki--VB