-
Timothée Durand, le patron nordiste qui ramène Arc dans le giron familial
-
La justice valide la reprise du verrier Arc par Timothée Durand
-
Loin de la guerre au Moyen-Orient, montée des frustrations dans le monde sur l'approvisionnement en carburants
-
Décès à Bordeaux du célèbre œnologue Michel Rolland
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné par défaut à la réclusion criminelle à perpétuité
-
Mort de Chuck Norris, la droite musclée d'Hollywood
-
Qualité de l'eau: une application pour savoir ce qui sort du robinet
-
Wall Street ouvre en baisse, toujours minée par la guerre au Moyen-Orient
-
La justice polonaise décide de reconnaître les mariages homosexuels conclus dans l'UE
-
Génocide des Yazidis: le jihadiste français Sabri Essid condamné à la réclusion criminelle à perpétuité
-
Abandon du procès contre Gerry Adams après un accord avec trois victimes d'attentats de l'IRA
-
Villeroy de Galhau souligne que la BCE ne prévoit pas de "récession" en zone euro
-
Athlétisme: l'Ukrainienne Yaroslava Mahuchikh championne du monde en salle à la hauteur
-
IA: le patron de Mistral propose une "contribution obligatoire" pour rémunérer les créateurs
-
Le nouvel an en Iran assombri par la guerre, une raffinerie incendiée au Koweït
-
Municipales: dernier jour de campagne, les yeux déjà rivés sur 2027
-
Moyen-Orient: le pétrole repart à la hausse, les Bourses mondiales hésitent
-
Méga-coupure en Espagne et au Portugal: les experts pointent un phénomène de surtension incontrôlé
-
Génocide des Yazidis: réclusion criminelle à perpétuité requise à Paris contre le jihadiste Sabri Essid
-
L'Allemagne veut criminaliser les "deepfakes" à caractère sexuel
-
Ski: duel final entre Shiffrin et Aicher à Lillehammer pour le gros globe
-
A Jérusalem, un Aïd "triste et douloureux" sans accès à la mosquée Al-Aqsa
-
Séries Mania 2026 : la montée des pouvoirs autoritaires au coeur des nouvelles créations
-
Soupçon de violence conjugale: la prochaine saison de "The Bachelorette" annulée
-
Japon: à Niseko, le paradis du ski face aux tensions du succès international
-
La Bourse de Paris avance prudemment avec la baisse des prix de l'énergie
-
Derrière le retour de BTS, la face sombre de la K-Pop
-
Washington songe à lever ses propres sanctions sur le pétrole iranien, en pleine guerre avec Téhéran
-
Moyen-Orient: les marchés profitent d'une accalmie sur les prix de l'énergie
-
Milan-Sanremo: Pogacar face à son obsession
-
Norvège: la princesse Mette-Marit dit avoir été "manipulée et trompée" par Epstein
-
IA: le géant chinois Xiaomi va investir 7,5 milliards d'euros sur trois ans
-
Au Somaliland, un refuge pour guépards sauvés d'un trafic vers le Golfe
-
Le live-shopping, grand bazar numérique à portée de clic
-
NBA: Wembanyama qualifie les Spurs pour les play-offs, James égale un record avec les Lakers
-
Ligue 1: une nouvelle chance pour Lens, un choc Lyon-Monaco
-
Athlétisme: cinq chances de médailles françaises aux Mondiaux en salle
-
Athlétisme: Duplantis et Hodgkinson attendus pour briller aux Mondiaux en salle de Torun
-
En Inde, la fin d'un brevet va doper la lutte contre l'obésité et son juteux marché
-
BTS sort son premier album studio depuis 2020 avant son grand retour sur scène
-
La reprise du verrier Arc sur le point d'être actée
-
BTS sort un nouvel album à la veille de son grand retour sur scène
-
Ligue Conférence: Strasbourg se fait peur mais file en quarts
-
A la veille des législatives, Kolding ville miroir des défis du Danemark
-
Italie : Umberto Bossi, fondateur de la Ligue du Nord, est mort à 84 ans
-
Ligue Europa: Lille prend la porte face à Aston Villa, encore
-
A Grandpuits, TotalEnergies vante le recyclage plastique chimique malgré les critiques
-
Moyen-Orient: les marchés mondiaux chamboulés par des attaques sur les infrastructures énergétiques
-
Entre angoisse et espoir, les Iraniens célèbrent leur Nouvel an
-
Wall Street termine dans le rouge, lestée par le pétrole
Au musée du Prado, la folle histoire d'un Caravage sauvé de l'oubli
Attribué à tort à un peintre méconnu, il avait failli être mis aux enchères en 2021 pour 1.500 euros. Finalement authentifié, et entièrement restauré, le tableau "Ecce Homo" du Caravage est exposé pour quelques mois au musée madrilène du Prado.
Une toile d'une "valeur extraordinaire" marquée par une histoire hors du commun: voilà comment le célèbre musée décrit cette peinture vieille de 400 ans, qui sera montrée au grand public durant neuf mois, dont six dans une salle dédiée.
Une exposition rendue possible par la "générosité" de son nouveau propriétaire, qui a accepté de prêter l'œuvre temporairement, a souligné lundi - sans dévoiler l'identité de cette personne - le directeur du Prado, Miguel Falomir, lors d'une conférence de presse.
Peint entre 1605 et 1609, cet "Ecce Homo" ("Voici l'homme" en latin) représente le Christ, les mains attachées et la tête ceinte d'une couronne d'épines, lors de sa présentation à la foule par le préfet romain Ponce Pilate, peu avant sa crucifixion.
Il s'agit de l'un des soixante tableaux au monde attribués au maître italien Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage (1571-1610), peintre à la vie tumultueuse lui-même oublié durant trois siècles avant que son génie soit de nouveau reconnu dans les années 1950.
- Spécialistes unanimes -
La redécouverte de cette peinture est "un événement important" car "cela faisait plus de 45 ans" qu'on n'avait plus identifié de nouvelle "oeuvre du Caravage", assure David Garcia Cueto, responsable du département de peinture italienne du Prado.
Selon les experts qui se sont penchés sur son histoire, cette huile sur toile de petite taille a rejoint la collection privée du roi Philippe IV d'Espagne au milieu du 17e siècle, avant d'être exposée dans les appartements de son fils Charles II.
Léguée à la Real Academia de San Fernando, à Madrid, elle aurait été récupérée en 1823 par l'homme d'Etat et diplomate espagnol Evaristo Pérez de Castro en échange d'un autre tableau, avant d'être transmise à ses descendants.
Le tableau, tombé dans l'oubli, a retrouvé la lumière en avril 2021. Le prenant pour l'œuvre d'un disciple de José de Ribera, peintre espagnol du début du XVIIe siècle et grand admirateur du Caravage, une maison d'enchères madrilène l'avait mise à prix pour 1.500 euros.
Alerté par des experts, le Prado avait sonné l'alarme, en invoquant "des preuves documentées et stylistiques suffisantes" pour envisager que l'œuvre soit du Caravage. Dans la foulée, le ministère espagnol de la Culture avait bloqué l'opération et interdit son exportation.
Une intervention aujourd'hui saluée par la communauté des historiens de l'art: "les spécialistes" qui se sont penchés sur ce tableau ont établi "de façon absolument unanime" qu'il s'agissait d'une peinture du maître italien, insiste David Garcia Cueto.
- "Chef d'oeuvre" -
Parmi les experts ayant participé à l'authentification de cet "Ecce Homo" - une scène de la Passion du Christ régulièrement représentée dans l'art classique - figure Maria Cristina Terzaghi, professeure d'art moderne à l'université italienne Roma Tre.
Le tableau "a été soumis à des images radiographiques" et à un "examen" approfondi, notamment lors de sa restauration, a raconté lundi l'universitaire, qui s'était déplacée à Madrid dès le blocage de la vente pour ausculter le tableau.
Or tous ces éléments montrent qu'il s'agit "bel et bien d'un chef d'oeuvre du Caravage", a ajouté la spécialiste, évoquant pêle-mêle la nature des coups de pinceau, la composition du tableau ou l'expressivité des personnages, tous typiques du spécialiste italien du clair-obscur.
Qu'adviendra-t-il de cette peinture une fois passés les neuf mois d'exposition? Selon des médias espagnols, le tableau - qui aurait été acheté 36 millions d'euros par son nouveau propriétaire, un citoyen britannique résidant en Espagne - pourrait rester montré au grand public.
Ecce Homo "ne va pas finir au domicile de son acheteur" car ce dernier souhaite qu'il rejoigne des "collections publiques, pour le moment, sous forme de prêt", a assuré Jorge Coll, responsable de la galerie qui s'est chargée de sa vente, au quotidien El Pais.
Du côté du Prado, on se dit toutefois prudent. "C'est une oeuvre privée donc son propriétaire aura le dernier mot", rappelle Miguel Falomir.
O.Schlaepfer--VB