-
Carburants: le plafonnement en France a coûté 200 M d'euros à TotalEnergies depuis le début de la guerre
-
En Allemagne, les paiements sans espèces prennent le dessus, selon la Bundesbank
-
Les Français consomment toujours plus de vêtements neufs
-
Cyclisme: Wout Van Aert, blessé au coude, forfait pour le Tour de France
-
L'assemblée de Mayotte vote la création d'un établissement public pour gérer le port de Longoni
-
Mondial-2026: Ronaldo entre en piste après les débuts record de Messi et Mbappé
-
Tirs de semonce russes dans la Manche: Starmer qualifie l'incident d'"imprudent" mais pas "inquiétant"
-
IA: le chinois DeepSeek franchit les 50 milliards de dollars de valorisation (médias)
-
Accord pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient: les derniers développements
-
Dans le sud du Liban, un village enterre ses "martyrs" d'une nouvelle guerre avec Israël
-
La princesse héritière de Norvège a subi une transplantation "réussie" des poumons
-
VivaTech: Bezos en star, l'Europe s'inquiète pour sa souveraineté technologique
-
Japon: enquête sur un possible cartel des crèmes glacées
-
L'AIE révise fortement à la baisse sa projection de demande mondiale de pétrole pour 2026
-
Moins d'eau, plus de capteurs: des agriculteurs se convertissent au goutte-à-goutte connecté
-
Tirs de semonce d'un navire de guerre russe sur un voilier dans la Manche
-
Les Bourses mondiales attendent la Fed, le pétrole se stabilise
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero au tribunal pour une audition inédite devant le juge
-
Pourquoi TotalEnergies échappe quasiment à l'impôt sur les bénéfices en France
-
Au Danemark, une entreprise sans chefs pour faciliter innovation et performance
-
Survie de l'usine de pâte à papier Fibre Excellence: Saint-Gaudens retient son souffle
-
Une agriculture sans pesticide, "c'est possible", pour l'Inrae
-
Des travaux des JO aux chantiers africains, le tunnelier français Bessac creuse son sillon
-
Brésil: Eduardo, un fils Bolsonaro, condamné à quatre ans de prison pour lobbying pour son père
-
À Mayotte, l'avenir du port de Longoni en suspens à l'approche de la fin de sa délégation
-
Zapatero, une icône de la gauche espagnole dans la tourmente
-
La salle de bal de la Maison Blanche va coûter 600 millions de dollars (média)
-
"On a toujours gagné la bataille d'Ebola", rassure le virologue congolais Jean-Jacques Muyembe
-
Au Royaume-Uni, Restore, le parti qui menace Nigel Farage sur son extrême droite
-
"Aimés du prophète", les chats errants prolifèrent à Jakarta
-
Tour de Suisse: Pogacar pour le présent et l'avenir
-
Mondial-2026: Messi, Messi, Messi
-
Des pétroliers iraniens passent le détroit d'Ormuz avant les nouveaux pourparlers
-
Un suspect du génocide au Rwanda comparaît devant un tribunal néerlandais
-
Pologne et Allemagne signent un accord de défense aux ambitions limitées
-
Espagne: l'ex-Premier ministre Zapatero convoqué pour une audition inédite devant le juge
-
Fed: Warsh entre en scène, pas de dégel des taux d'intérêt en vue
-
Ultime vote au Parlement pour relancer l'investissement dans les barrages
-
Le Parlement européen en passe d'autoriser une nouvelle génération d'OGM
-
Migration: le Parlement européen vote mercredi le règlement sur les retours
-
Mondial-2026: la France de Mbappé réussit son entrée, Messi dans l'histoire
-
VivaTech: intelligence artificielle et souveraineté technologique au menu
-
Une vague de chaleur déferle sur la France, en plein bac
-
L'IA au menu du G7 avant un dîner Trump-Macron sous les ors de Versailles
-
Poutine reçoit des dirigeants asiatiques pour un sommet parallèle au G7
-
Loi d'urgence agricole: au Sénat, retour en vue pour le volet "pesticides" de la loi Duplomb
-
L'acteur Javier Bardem laisse ses empreintes sur Hollywood Boulevard
-
Sean Penn réalisera un film sur l'assaut du Capitole (médias)
-
Mondial-2026: la France de Mbappé réussit son entrée, en attendant l'Argentine de Messi
-
Mondial-2026: Mbappé d'abord brouillon, ensuite record et enfin libérateur
Rio de Janeiro entame une deuxième nuit endiablée de carnaval
Un sambodrome plein à craquer a commencé à vibrer lundi soir au rythme assourdissant des percussions dans une débauche de plumes multicolores et de paillettes, pour la deuxième et dernière nuit du grand retour du carnaval de Rio après le Covid.
Les six dernières des 12 plus prestigieuses écoles de samba doivent se succéder jusqu'à l'aube sur l'avenue de Sapucai devant quelque 70.000 spectateurs et des dizaines de millions de téléspectateurs.
En jeu, le titre très convoité de championne du carnaval le plus grandiose de la planète, le grand rendez-vous de l'année du Brésil avec la liesse populaire.
Chaque école dispose de 70 minutes pour arpenter avec ses chars pouvant atteindre une vingtaine de mètres de hauteur et ses quelque 3.000 danseurs l'avenue de 700 mètres, devant des juges appliquant des critères de notation très stricts.
Première à s'élancer pour cette deuxième nuit, Paraiso do Tuiuti a rendu hommage aux animaux tels les buffles utilisés sur une île du nord-est du Brésil, en faisant un détour par l'Inde.
Elle a célébré la beauté de la nature, avec des danseurs aux costumes somptueux orange, vert ou jaune fluo, tout en offrant un hymne à la culture indigène et en rappelant les souffrances endurées par les esclaves venus d'Afrique.
"C'est un carnaval très, très spécial, le premier où je défile depuis le Covid", dit Stefani Claudia da Concepçao, une danseuse coiffée de plumes et vêtue d'un costume chatoyant, avant de s'élancer.
"Et Tuiuti parle du Nord-est et je suis nordestine", dit avec fierté la jeune femme de 34 ans à la bouche vermeille.
En 2021, quelque 215 millions de Brésiliens avaient été en deuil d'un carnaval qui fait partie de l'ADN de tout un peuple: l'édition avait été annulée en raison de la pandémie de Covid qui a fait 700.000 morts.
Et l'an dernier, le carnaval avait été reporté à avril, les très populaires cortèges de rue, pouvant réunir des centaines de milliers de fêtards et arrosés de beaucoup d'alcool, avaient été interdits.
- "La culture de tout un peuple" -
Ce carnaval est également le premier depuis le retour au pouvoir du président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, qui a battu en octobre le chef de l'Etat d'extrême droite Jair Bolsonaro.
"Le carnaval a une signification politique cette année", explique Carla Andrea Barbosa, une costumière quinquagénaire qui danse avec la première école, Paraiso do Tuiuti, et défile depuis 30 ans.
"J'ai défilé avec quasiment toutes les écoles", dit-elle dans un éclat de rire, à propos de la fête païenne à laquelle les écoles de samba, pour la plupart basées dans les favelas, travaillent depuis des mois.
"Le carnaval représente la culture de tout un peuple et, avant la liberté d'expression de notre culture était réprimée", dit-elle. Le gouvernement Bolsonaro avait supprimé le ministère de la Culture, coupé les crédits et censuré des créations lui déplaisant.
Lula a promis de redonner sa place à la culture au Brésil et, signe des temps nouveaux, La nouvelle ministre de la Culture, Margareth Menezes, avait défilé en haut d'un char avec l'école de Mangueira dans la nuit de dimanche à lundi.
Traditionnellement, les défilés au sambodrome offrent un spectacle d'une féérie inégalée dans le monde, avec leurs danses débridées, leurs corps très dénudés, comme ceux des sculpturales "reines de batterie" qui se déhanchent en tête des cortèges.
Les dizaines de milliers de spectateurs dans les gradins s'époumonent et tous connaissent les paroles des chansons des écoles.
P.Anderson--BTB