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Méduses à la centrale nucléaire de Gravelines: un nouveau réacteur arrêté
Une "nouvelle arrivée massive de méduses" a contraint EDF à remettre à l'arrêt un réacteur et à adapter la puissance d'un autre dans la centrale nucléaire de Gravelines, déjà touchée début août par ce phénomène, a indiqué le groupe jeudi.
Mercredi vers 16H00, les équipes de Gravelines "ont procédé, à titre préventif, à la mise à l'arrêt de l'unité de production n°3 en raison d'une nouvelle arrivée massive de méduses au niveau des systèmes de filtration de la station de pompage d'eau de mer", précise EDF sur son site.
Ce réacteur avait été reconnecté au réseau le 18 août, un peu plus d'une semaine après avoir déjà été arrêté en raison d'un premier afflux de méduses.
Seuls deux réacteurs (les n°1 et n°6) sur les six de Gravelines fonctionnent normalement jeudi dans la plus grande centrale nucléaire d'Europe occidentale.
La puissance d'un deuxième réacteur, le n°2, a mercredi "également été adaptée à titre préventif", selon EDF.
Un autre réacteur, le n°4, est toujours à l'arrêt depuis le 10 août et la première arrivée massive de méduses, qui avait entraîné l'arrêt de trois réacteurs.
Le dernier (n°5) est quant à lui arrêté pour maintenance.
Un phénomène semblable d'arrivée massive de méduses s'était déjà produit en août 2025. Les réacteurs avaient progressivement été redémarrés au cours des deux semaines suivant l'incident.
La présence de méduses sur le littoral du Nord de la France est régulière et saisonnière. Mais le signalement de grands bancs dans ce secteur chaque été devient plus fréquent, en raison de nombreux facteurs pour certains influencés par le changement climatique, avait rappelé un expert à l'AFP début août.
H.Gerber--VB