-
Pérou: 13 morts dans le crash d'un avion transportant des touristes aux lignes de Nazca
-
Au Brésil, Lula à la conquête d'un quatrième mandat, avec l'ombre de Trump
-
Colombie : au moins 14 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Tour de France femmes: Wiebes, la force de l'habitude
-
Natation: "J'ai un peu galéré", reconnaît Léon Marchand avant les Championnats d'Europe
-
Basket: la Fédération confirme l'exclusion de Monaco de l'élite
-
"Rêve brisé", la désillusion de Marocains renvoyés de Ceuta
-
Grèce: les pompiers poussés "à leurs limites" face à de violents incendies
-
Environ 300.000 personnes à la marche des fiertés de Hambourg, une semaine après l'attentat à Berlin
-
En Gironde, l'angoisse d'une saison perdue malgré la réouverture des commerces et campings
-
Colombie: au moins 11 blessés dans l'explosion d'un camion piégé, à six jours de l'investiture du président élu
-
Pakistan : l'alpiniste Nirmal Purja et les neuf membres de son expédition tués par une avalanche
-
Nirmal Purja, l’alpiniste qui repoussait sans cesse les limites
-
Kosovo: sept dépouilles retrouvées dans une fosse commune de la guerre des années 1990
-
À Ceuta, un aller-retour pour les migrants, épuisés et sans espoir
-
L'UEFA tacle sèchement Infantino, malgré son revirement sur son projet controversé
-
Mégafeu en Gironde: extinction, reconstruction, replantation... Le chantier de l'après
-
Grèce: une station balnéaire proche d'Athènes menacée par un violent incendie
-
Dix morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Des pèlerins iraniens affluent en Irak pour le premier Arbaïn depuis la guerre
-
Ceuta: les migrants renvoyés au Maroc, Madrid réclame une réunion européenne d'urgence
-
Canicule, incendies... L'étrange été du tourisme en France
-
Au port égyptien frappé par un drone, une course contre la montre pour éviter le pire
-
La Hongrie n'exclut pas un arrêt dès ce week-end de son unique centrale nucléaire, à cause de la canicule
-
France: l'électrique dépasse un tiers des ventes de voitures neuves en juillet
-
Crise de Ceuta: "la quasi-totalité" des migrants sont rentrés au Maroc, selon Madrid
-
Autour d'Evian, 30 ans d'adaptation des pratiques agricoles pour protéger l'eau minérale
-
Mégafeu en Gironde: Le Porge, village martyr au bord de la "psychose", se barricade
-
En Polynésie française, les antennes Starlink toujours interdites... mais très utilisées
-
Dans un hôpital de l'Essonne, une unité à l'écoute des enfants maltraités
-
Après l'afflux migratoire à Ceuta, France et Italie renforcent les contrôles aux frontières
-
Incendies: pas de propagation dans le Var, mégafeu toujours "contenu" en Gironde
-
Pakistan: reprise des recherches pour sept alpinistes disparus, trois corps retrouvés
-
Tour de France femmes: un alléchant duel Ferrand-Prévot - Vollering
-
Varsovie et Kiev exhument les victimes de Volhynie au cœur d’une querelle diplomatique
-
Face à des médias combatifs, l'offensive judiciaire de Trump marque le pas
-
En Californie, canicules et fortes houles épuisent les sauveteurs
-
Neuf morts dans une nouvelle attaque russe de missiles balistiques à Kiev
-
Infantino renonce aux investissements privés à la Fifa
-
Neufs morts à Kiev dans une nouvelle attaque de missiles balistiques russe
Hommage national à Lionel Jospin jeudi aux Invalides
Un "grand destin français", une "certaine idée de la gauche": Emmanuel Macron rend un hommage national jeudi matin à l'ancien Premier ministre socialiste Lionel Jospin, décédé dimanche, symbole la "gauche plurielle" au gouvernement de 1997 à 2002.
La cérémonie se déroulera à 11H00 aux Invalides, dans la cour Sud du Dôme et non dans la cour d'honneur pavée, comme le veut la tradition, en raison de travaux, en présence du Premier ministre Sébastien Lecornu, des membres du gouvernement, des présidents des deux Chambres et ceux des commissions et groupes parlementaires.
De nombreuses personnalités de gauche sont également attendues dont l'ancien président François Hollande, qui était très proche de Lionel Jospin, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure et les anciens Premiers ministres PS Laurent Fabius, Edith Cresson ou encore Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls.
Le cercueil fera son entrée à 11H05 dans la cour, sur une marche funèbre, au pas du tambour. Suivront l'éloge funèbre du chef de l'Etat, la sonnerie "Aux Morts", une minute de silence et la Marseillaise.
Les obsèques de Lionel Jospin, décédé à l'âge de 88 ans, se dérouleront à 14H30 au cimetière parisien du Montparnasse.
Plusieurs milliers de personnes sont attendues pour cet hommage plus personnel ouvert au public, durant lequel François Hollande, à la tête du PS quand Lionel Jospin était à Matignon, Martine Aubry, son emblématique ministre du Travail, Daniel Vaillant, ex ministre de l'Intérieur ou encore Pierre Moscovici, à l'époque chargé des Affaires européennes, prendront la parole.
A cette occasion, le PS invite chaque militant à apporter une rose et des cahiers d'hommage seront ouverts dans l'ensemble des fédérations.
- "Cinq ans" -
Emmanuel Macron va saluer "une certaine idée de la République, une grande rigueur et une grande exigence intellectuelle", relève-t-on dans son entourage. Il avait déjà salué lundi "un grand destin français" et l'Elysée un "homme de convictions laïques et sociales", "une certaine idée de la gauche".
"C'est assez rare des personnalités qui gouvernent la France pendant cinq ans. Ca a marqué les Français. Ca a marqué le peuple de gauche", ajoute-t-on, même si Emmanuel Macron lui-même connaissait peu l'ex-Premier ministre, de 40 ans son aîné.
Alors que l'échiquier politique est plus polarisé que jamais et que les gauches semblent être devenues "irréconciliables", Lionel Jospin reste celui qui a permis à une "gauche plurielle", réunissant socialistes, écologistes et communistes, de gouverner.
Il a été premier secrétaire du PS de 1981 à 1988 puis de 1995 à 1997, ministre de l'Education nationale de François Mitterrand entre 1988 et 1992 et Premier ministre de cohabitation entre 1997 et 2002 sous Jacques Chirac.
Celui qui se définissait comme un "austère qui se marre" mena alors le rassemblement de la gauche à la victoire surprise aux législatives de 1997, convoquées par le président Jacques Chirac après une dissolution censée conforter son pouvoir.
Il mit alors en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d'union civile, le Pacs, précurseur du mariage pour tous.
- Séisme politique -
Lionel Jospin a également été candidat à deux reprises à l'élection présidentielle, en 1995, qu'il avait perdue au second tour face à Jacques Chirac, et en 2002, où il avait été éliminé dès le premier tour au profit de Jean-Marie Le Pen, candidat du Front national.
Ce 21 avril 2002, resté comme l’un des séismes politiques de la Ve République, marqua aussi son retrait de la vie politique. Depuis sa mort, un hommage unanime lui a été rendu, y compris par ses adversaires.
Pendant le quinquennat de François Hollande, il présida une commission sur la moralisation de la politique puis siégea au Conseil constitutionnel.
Il était ensuite intervenu ponctuellement dans la vie publique, en particulier pour dénoncer les alliances du PS avec La France insoumise, au coeur de l'actualité.
Lionel Jospin avait indiqué en janvier avoir subi "une opération sérieuse" et être en convalescence à son domicile, sans divulguer de détails.
A.Ruegg--VB