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Mort de Mario Vargas Llosa, dernier géant de la littérature latino-américaine
Le prix Nobel de littérature hispano-péruvien Mario Vargas Llosa est décédé dimanche à Lima à l'âge de 89 ans, marquant la fin d'une ère: celle de la génération dorée de la littérature latino-américaine, dont il était le dernier grand représentant.
Né dans une famille de la classe moyenne péruvienne, a été l'un des grands protagonistes du "boom" littéraire latino-américain des années 1960 et 1970, avec le Colombien Gabriel Garcia Marquez et l'Argentin Julio Cortazar.
"C'est avec une profonde tristesse, que nous annonçons que notre père, Mario Vargas Llosa, est décédé aujourd'hui à Lima, entouré de sa famille et en paix", a annoncé son fils Alvaro dans un message sur X, signé aussi par son frère Gonzalo et sa sœur Morgana.
Le gouvernement péruvien a décrété un jour de "deuil national le 14 avril" et annoncé la mise en berne des drapeaux sur les bâtiments publics.
"Son départ attristera ses proches, ses amis et ses lecteurs dans le monde entier mais nous espérons qu'ils trouveront une consolation, comme nous, dans le fait qu'il a joui d'une vie longue, multiple et fructueuse", ont ajouté ses enfants.
A l'extérieur de la maison de l'écrivain, face à l'océan Pacifique, dans le quartier bohème de Barranco, un petit groupe de personnes s'est rassemblé en silence à l'annonce de sa mort, tenant des exemplaires de ses œuvres à la main.
- "Maître des Maîtres" -
"Il a été pour moi une référence très importante, il disait que la littérature lui avait sauvé la vie", a témoigné visiblement ému Gustavo Ruiz, un philosophe venu rendre un dernier hommage à l'écrivain devant sa maison.
"Aucune cérémonie publique n'aura lieu", a annoncé la famille de l'écrivain, qui a indiqué que sa dépouille serait incinérée.
Dans un message publié sur X, la présidente du Pérou Dina Boluarte a estimé que "son génie intellectuel et sa vaste œuvre resteront un héritage durable pour les générations futures".
Le président du Guatemala, Bernardo Arévalo, a qualifié sur X l'écrivain de "grand chroniqueur de l'Amérique hispanique et interprète perspicace de ses chemins et de ses destins".
L'ancien président colombien Alvaro Uribe l'a qualifié de "Maître des Maîtres, tandis que le secrétaire d'Etat adjoint des Etats-Unis, Christopher Landau, a estimé que "ses thèmes et centres d'intérêt étaient intemporels et universels".
"La littérature hispanophone fait ses adieux à Mario Vargas Llosa, maître universel du mot", a réagi sur X le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, soulignant son "immense œuvre et tant d'ouvrages essentiels à la compréhension de notre époque".
Pour l'écrivain péruvien Alfredo Bryce Echenique, auteur d'"Un monde pour Julius" et ami de Mario Vargas Llosa, sa mort constite "un deuil pour le Pérou car personne ne nous a autant représentés dans le monde que lui, avec son œuvre en général, sa ténacité, sa pureté et son immensité".
- "Génie des lettres" -
Traduit en une trentaine de langues, Mario Vargas Llosa, auteur francophile qui a vécu plusieurs années à Paris, a été le premier écrivain étranger à entrer de son vivant dans la prestigieuse collection de la Pléiade en 2016. Il a été élu à l'Académie française en 2021.
Le président français Emmanuel Macron a rendu hommage sur X au "génie des lettres" qui avait en France "une patrie" et qui avec son œuvre "opposa la liberté au fanatisme, l'ironie aux dogmes, un idéal farouche face aux orages du siècle".
Admiré pour sa description des réalités sociales, l'auteur de chefs-d'œuvre comme "La ville et les chiens" ou "Conversation dans la cathédrale" était aussi critiqué par les milieux intellectuels sud-américains pour ses positions conservatrices.
Né à Arequipa, au Pérou, le 28 mars 1936, Mario Vargas Llosa a passé ses derniers mois entouré de sa famille, loin des événements publics.
Depuis octobre, l'écrivain était apparu sur quelques photos partagées par son fils Alvaro sur les réseaux sociaux, le montrant dans des lieux emblématiques de Lima qui l'avaient inspiré pour écrire certaines de ses œuvres les plus marquantes.
La santé de Vargas Llosa s'était considérablement détériorée à partir de 2023, après avoir été hospitalisé pour une infection au Covid-19, alors qu'il vivait en Espagne, pays dont il avait obtenu la nationalité en 1993.
C.Stoecklin--VB