-
La crise birmane et la guerre au Moyen-Orient planent sur l'Asean
-
Argentine: des milliers sous la pluie fêtent la "Seleccion", sans Messi, à son retour
-
Trump prévient que l'Iran paiera pour la mort de soldats américains
-
Sous pression pour désarmer le Hezbollah, le président libanais reçu par Trump
-
Mondial-2026: "La douleur est très vive", réagit Messi après la finale perdue
-
Les frères Tate s'opposent à leur extraditon, jugée "motivée politiquement"
-
Wall Street termine dans le rouge, opte pour la prudence
-
Mondial-2026: les Espagnols en liesse communient avec leurs champions du monde
-
Amélioration sur le front des incendies dans le Var et en Corse
-
L'Iran dit faire face à une "guerre totale" avec les Etats-Unis
-
La Bourse de Paris termine à l'équilibre, entre Moyen-Orient, taux et BCE
-
Marchés mondiaux : les Bourses prudentes, la pression redescend
-
Interdiction des réseaux sociaux sous 15 ans: accord au Parlement, ultime vote mardi
-
Le loueur SMBC Aviation Capital commande 100 Boeing et 100 Airbus
-
Grippe: la HAS souhaite une vaccination obligatoire pour les soignants
-
Incendies dans le Var: "maîtrise relative" du feu, inquiétude pour les prochains jours
-
Retour de marques, réouverture du rez-de-chaussée... Le BHV Marais dévoile son plan de relance
-
Mort de Françoise Coquet, productrice historique et jumelle professionnelle de Michel Drucker
-
Foot: Kevin Keegan, double Ballon d'or anglais, est mort
-
"El Mayo", baron de la drogue mexicain, condamné à la prison à vie
-
Les Bourses européennes terminent la séance en petite forme
-
Enquête ouverte après l'altercation entre deux comédiens de la série "Ici tout commence"
-
Après Sinouar, le Hamas mise sur Khalil al-Hayya, son homme des négociations
-
Ryanair: le bénéfice du premier trimestre plombé par la guerre au Moyen-Orient
-
En Syrie, la guerre a laissé ses traces au monastère de Saint-Siméon
-
Wall Street ouvre en ordre dispersé, les géants des puces reprennent des couleurs
-
Puissant baron de la drogue mexicain, "El Mayo" promis à la prison à vie aux Etats-Unis
-
La seizième étape du Tour: un chrono thermal en trois parties
-
Mondial-2026: les champions du monde de retour au bercail pour fêter leur sacre à Madrid
-
Grippe: la Haute autorité de santé recommande l'obligation vaccinale pour les professionnels de santé
-
Incendies dans le Var : feu pas encore "fixé", les sapeurs-pompiers restent "prudents"
-
Des chercheurs suisses mettent à l'abri un gigantesque trésor de données climatiques de la NASA
-
Explosion à Monaco: Ermolaev dit n'avoir eu "aucune raison" de se penser menacé
-
Les Premiers ministres se succèdent à Downing Street, Larry le chat reste
-
Mondial-2026: l'Espagne va accueillir ses champions pour une fiesta en plein Madrid
-
L'Iran face à une "guerre totale" avec les Etats-Unis après une nouvelle nuit de bombardements
-
Espagne: l'incendie à 100 km au nord de Madrid a ravagé 26.000 hectares, 1.200 évacués, selon les pompiers
-
Razzia sur un hebdo: la mairie d'Annecy aurait tenté d'étouffer une affaire de viol, selon RSF
-
Après Temu, l'UE sanctionne AliExpress pour la vente de produits illégaux
-
Le néerlandais Picnic a creusé ses pertes en 2025 mais poursuivi son expansion
-
La récolte française de blé à 30,8 millions de tonnes selon Argus Media, en-deçà de l'estimation officielle
-
Interdiction des réseaux sociaux sous 15 ans: les parlementaires cherchent la bonne formule
-
Farnborough 2026: drones, chasseurs et souveraineté au cœur du salon aéronautique
-
Après Temu, UE sanctionne AliExpress pour la vente de produits illégaux
-
Incendies: "Un peu moins de 40.000 hectares" brûlés en France et 111 interpellations, annonce Nuñez
-
Un voilier d'une ONG espagnole arrive à Cuba avec de l'aide humanitaire
-
Naufrage au Guyana: 67 rescapés mais deux morts et un nombre peu fiable de disparus
-
Inde: tirs de gaz lacrymogènes contre des manifestants dénonçant les fraudes aux examens
-
Royaume-Uni: Andy Burnham succède à Keir Starmer à Downing Street
-
Mondial-2026: l'Espagne attend ses champions pour une fiesta en plein Madrid
Brésil: les sinistrés de Petropolis entre désespoir et solidarité
Des familles, certaines en pleurs, descendaient la colline d'Alto da Serra, emportant avec elles les maigres affaires qu'elles ont pu sauver après les pluies "extrêmes" qui ont endeuillé une partie de la ville touristique de Petropolis, dans le sud-est du Brésil.
"C'est désespérant, on n'aurait jamais pu imaginer qu'une telle chose allait arriver", déplore Elisabeth Lourenço, les larmes aux yeux, agrippée à deux grands sacs dans lesquels elle a fourré quelques vêtements, tout en descendant la pente raide rendue glissante par la pluie.
Comme tous les habitants du quartier, cette manucure de 32 ans a dû quitter sa modeste demeure, les pompiers craignant de nouveaux glissements de terrain.
"Au plus fort de la pluie, énormément de boue s'est écoulée du haut de la colline et des branches d'arbres sont tombées sur l'arrière de ma maison", confie-t-elle à l'AFP.
À quelques dizaines de mètres de là, le chaos. Un pan entier de la colline est recouvert de boue, jonché de briques et de tôle ondulée.
Selon les autorités, le drame a fait une quarantaine de morts et près de 80 maisons ont été détruites.
Les secouristes creusent pour tenter de trouver des survivants, tandis que des habitants assistent à la scène, incrédules, frémissant à chaque passage des hélicoptères qui font un vacarme assourdissant.
"J'étais en train de dîner quand l'orage a commencé. Mon frère est venu me chercher et m'a dit: 'il faut qu'on parte, la colline est en train de s'effondrer'", explique Jeronimo Leonardo, 47 ans, dont la maison, relativement préservée, surplombe le pan de colline mangé par le glissement de terrain.
Tous les habitants d'Alto da Serra, quartier populaire bâti à flanc de colline, à une vingtaine de minutes du centre historique, ont été contraints d'évacuer les lieux.
Destination: l'église Santo Antonio, située à une dizaine de minutes à pied, en haut d'une autre colline.
- "De l'eau jusqu'à la ceinture" -
Du parvis de cette petite église coloniale à la façade bleu ciel, on peut voir la zone dévastée par la coulée de boue, à travers la brume.
Des dizaines de familles affluent, chargées de sac, ainsi que de nombreux bénévoles venus apporter des dons.
"Dès le début de la tragédie, nous avons ouvert les portes de la paroisse pour accueillir les sinistrés, (mardi) en début de soirée. On a reçu environ 150, 200 personnes, dont un grand nombre d'enfants", explique le père Celestino, curé de la paroisse.
Derrière l'église, des matelas sont installés à même le sol dans la grande salle paroissiale.
"Je n'ai pas dormi de la nuit", raconte Yasmin Kennia Narciso, assistante scolaire de 26 ans, qui allaite son bébé Luana, 9 mois, assise sur un matelas.
La jeune femme, qui vit avec son autre fille, de 6 ans, et ses grands-parents, n'a pu quitter son domicile qu'à 23h00.
"Nous avons essayé de partir plus tôt, mais il y avait plein de rochers au milieu du chemin et tout était inondé. On avait de l'eau jusqu'à la ceinture et il a fallu attendre que le niveau baisse", dit cette jeune femme noire, qui porte un bonnet.
"Je n'ai pas de nouvelles de plusieurs voisins, une dame âgée et ses trois petits enfants qui vivaient quelques mètres plus haut ont été ensevelies dans la boue".
Dans les locaux de la paroisse, elle a réussi à changer les couches de sa filles grâce à des dons arrivés dans la matinée.
Sur le parvis de l'église, une dizaine de bénévoles déchargent des bouteilles d'eau d'un pick-up, pendant que d'autres trient les vêtements à l'accueil.
"Je peux avoir des chaussures?", demande un garçonnet, pieds nus, les vêtements maculés de boue.
Les sinistrés ont entamé une longue attente avant de savoir s'ils pourront un jour rentrer chez eux. Quand leur maison ne s'est pas effondrée.
F.Müller--BTB