-
La Bourse de Paris évolue prudemment, le Moyen-Orient pèse
-
Inde: la police disperse une manifestation contre les fraudes aux examens
-
Après 15 ans de croissance, la Côte d'Ivoire mise sur l'émergence de champions économiques locaux
-
Royaume-Uni: Andy Burnham remplace Keir Starmer au poste de Premier ministre
-
Mondial-2026: Madrid attend ses "Campeones", l'Argentine pleure Messi
-
Frappes américaines et ripostes iraniennes continuent au Moyen-Orient
-
L'Espagne championne du monde de foot: Madrid fait la fiesta pour sa Roja
-
Mondial: "Merci pour tout" les Argentins tristes mais si reconnaissants envers la bande à Leo
-
Mondial-2026: New York a retrouvé un air de fête pour la finale
-
Mondial-2026: Lionel Messi, finale fantomatique sur un gazon maudit
-
Mondial-2026: l'Espagne sur le toit du monde
-
De Tom Cruise à Madonna, les stars mettent la touche finale au Mondial
-
Argentine-Espagne, la finale de rêve du Mondial de la démesure a commencé
-
Six morts dans un séisme de magnitude 5,1 au Pérou
-
Les ossements retrouvés dans le Tarn sont bien ceux de Delphine Jubillar
-
Tour de France: Evenepoel ramasse la mise, les espoirs de Vingegaard ruinés
-
F1: Antonelli, impérial en Belgique, reprend le large au championnat
-
Tour de France: Remco Evenepoel s'impose au plateau de Solaison, Vingegaard abandonne
-
F1: Antonelli (Mercedes) remporte le Grand Prix de Belgique et creuse l'écart en tête du championnat
-
Cinq morts dans un séisme de magnitude 5,1 au Pérou
-
Incidents mineurs de contamination radioactive dans une centrale nucléaire d'Afrique du Sud
-
Des incidents mineurs de contamination radioactive dans une centrale nucléaire d'Afrique du Sud
-
Espagne: 13.000 hectares brûlés dans un incendie à 100 km au nord de Madrid
-
Au moins 50 militaires maliens tués dans une attaque des indépendantistes et des jihadistes samedi
-
En Inde, malaise autour de l'affaire des dons du temple de Ram
-
Climat et biodiversité: la station polaire Tara lance sa première expédition dans l'arctique
-
Andy Burnham, la continuité dans la politique étrangère britannique ?
-
A Beyrouth, "des clés sans maisons" pour raconter l'ampleur de la destruction dans le sud du Liban
-
Réconcilier foi et science: dans la seule école d'exorcisme d'Asie
Sur la piste des trafiquants d'ivoire grâce à l'ADN des éléphants
Des tests ADN pratiqués sur des défenses d'éléphants ont permis de remonter à la source du trafic illégal d'ivoire, dévoilant de vastes réseaux tissés à travers l'Afrique par une poignée d'organisations criminelles, selon une étude parue lundi.
Les chercheurs ont passé au crible plus de 4.300 défenses de pachydermes en provenance de 12 pays d'Afrique, dans le but d'aider les enquêteurs à lutter contre le très juteux commerce illégal d'ivoire, qui contribue à décimer les éléphants de savane et de forêt.
Ils ont pratiqué des tests ADN sur 49 saisies effectuées entre 2002 et 2019, dans des containers où les défenses avaient été dissimulées parmi d'autres marchandises... mais quasiment jamais par paires, pour brouiller les pistes.
La génétique a permis ainsi de relier un même individu à une autre cargaison, comme l'avait révélé une précédente étude menée par la même équipe, en 2018.
Mais les chances de marier une paire restant minces, les chercheurs ont décidé d'élargir leur jeu de piste à la famille proche: parents et progéniture, fratrie, demi-frères et demi-sœurs, explique l'étude publiée dans Nature Human Behaviour.
De multiples liens familiaux ont ainsi permis de connecter entre elles de multiples saisies et permis de remonter la filière. Révélant qu'à la source "les braconniers s'en prenaient année après année aux mêmes groupes d'éléphants", a détaillé Samuel Wasser, l'auteur principal de l'étude, professeur de biologie à l'université de l’État de Washington, lors d'une conférence de presse.
Les défenses sont ensuite acquises et expédiées au plus vite dans des containers hors d'Afrique, par le même réseau criminel.
Seule une petite poignée de cartels orchestre la sortie de ces cargaisons, le plus souvent à destination de l'Asie. Via des ports d'Afrique de l'Est, mais aussi du Centre et de l'Ouest, ajoute l'étude qui dresse une feuille de route semblable à une toile d'araignée.
La mise au jour de ces connexions devrait permettre de poursuivre les trafiquants non plus pour une unique saisie, mais "pour des crimes transnationaux, punis par des peines plus lourdes", se félicite John Brown, enquêteur du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis, qui a participé à l'étude.
Environ 50 tonnes d'ivoire sont saisies chaque année, soit seulement 10% du trafic mondial, le troisième le plus rentable après celui de stupéfiants et d'armes.
Le marché, évalué à plusieurs milliards de dollars, est d'autant plus difficile à démanteler que les cartels sont "hyper-connectés entre eux, et s'entraident", observe John Brown. Qui constate que les efforts pour rendre la vente d'ivoire illégale à travers le monde n'ont que "peu d'impact sur son trafic".
De plus, les organisations criminelles "évoluent constamment vers d'autres produits illicites exploitant d'autres espèces sauvages", comme les écailles de pangolin, souvent mêlées aux cargaisons d'ivoire, et très recherchées pour leurs propriétés médicales supposées, complète cet enquêteur.
A.Gasser--BTB