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Turquie: le simit, vedette des rues et marqueur de la flambée des prix
Le simit court les rues de Turquie aussi sûrement que les chats. Mais le prix de ce petit pain rond en forme d'anneau, parsemé de sésame, est aussi un marqueur implacable de la vertigineuse hausse des prix.
Le simit est partout présent en ville dès 7H00 le matin - mais guère plus au delà de midi - vendu dans les petits kiosques rouges ou empilés sur d'immenses plateaux portés sur la tête par les marchands ambulants.
A base de levure, farine et eau tiède trempée de mélasse, il se consomme traditionnellement dans la rue, comme petit-déjeuner.
Mais avec la crise et l'inflation, de plus en plus de Turcs avouent en faire également leur déjeuner voir leurs seuls repas du jour.
"20 livres!" Alp Ata Turkoglu, étudiant de 23 ans qui vient d'acheter le sien s'insurge. "Ca ne va pas... une famille qui ne prendrait que des simits et du thé ne s'en sortirait pas. Comment on va faire en 2026..."
En moins de cinq ans, le simit est passé de 3 à 20 livres turques (40 centimes d'euros) et même 25 chez certains vendeurs d'Istanbul, anticipant le relèvement officiel de leur tarif - théoriquement plafonné à 15 livres.
Car le prix du simit, mentionné par les visiteurs de l'empire ottoman dès le 16ème siècle, est fixé par le gouvernement de la même façon que le salaire minimum.
Or celui-ci sera relevé au 1er janvier de 27%, soit sous l'inflation officielle qui s'établissait en novembre à 31% sur un an: le salaire minimum atteindra ainsi 28.075 livres turques (tl), soit environ 556 euros.
"Pour moi, toutes les hausses de prix sont immorales", avance Davut Aydogan, 52 ans, vendeur de simits à Karakoy, sur la rive européenne du Bosphore. "Dès que vous voulez manger quelque chose ça vous coûte 600, 700 tl. Alors que font les gens? ils achètent trois simits, un thé et ils se nourrissent comme ça. Mes ventes ne baissent pas, d'ailleurs. Parce que, comme on dit, le simit c'est le secours du pauvre, tout ce qu'il lui reste".
Avec malice, le quotidien de gauche Bir Gün a rappelé les propos de Recep Tayyip Erdogan, quand le président turc n'était encore que candidat à la mairie d'Istanbul, en 1993.
Critiquant la politique du gouvernement d'alors, l'opposant Erdogan avait calculé que "si une famille de cinq personnes ne consommait que des simits et du thé trois fois par jour, ses dépenses mensuelles dépasseraient le salaire minimum".
- "Qui paiera les factures" -
"Qui paiera la facture d'électricité, la facture d'eau ? la scolarité des enfants ?" demandait-il en dénonçant un "gouvernement cruel".
Le journal a donc effectué le même calcul à trente-deux ans de distance et conclu qu'une même famille de cinq nourrie de simits et de thé - 25 tl chacun - à chaque repas, dépenserait 22.500 tl par mois.
"Au niveau du salaire minimum, cette famille serait incapable de couvrir les dépenses mentionnées par Erdogan avec les 4.104" livres restantes.
L'éducation (+65,7% sur un an en novembre), le logement (+51%) et l'alimentation (34,9%) sont les postes qui ont le plus augmenté ces dernières années.
Can Deneri, chômeur de 27 ans, a fait le calcul: "Avec 30.000 tl de loyer, même en ne prenant que des simits et du thé, on n'y arrive à peine. On finit tous les mois dans le rouge".
Pour le président de la principale centrale syndicale du pays Turk-Is, Ergun Atalay, le niveau du salaire minimum est "inacceptable".
En 2024, le salaire minimum concernait près de 11,2 millions de travailleurs turcs, selon une étude basée sur les données d'Eurostat, soit le pays du continent européen où cette proportion est la plus élevée.
Le ministre du Travail, Vedat Isikhan, a défendu cette hausse contenue en stigmatisant le "populisme" de l'opposition.
L'inflation annuelle qui dépassait les 75% en mai 2024 a été ramenée ces derniers mois à son plus bas niveau depuis 2021.
Le vice-président Cevdet Yılmaz a promis qu'elle passerait "sous la barre des 20% d'ici la fin (2026) pour revenir à une inflation à un chiffre en 2027".
C.Koch--VB