-
Décès du sénateur américain Lindsey Graham, un allié de Trump
-
La Corée du Sud émet une alerte maximale inédite pour fortes chaleurs
-
Canicule: plus d'un tiers des Français sous vigilance rouge, prolongée lundi
-
Le petit royaume du Bhoutan face à la crise "existentielle" de sa démographie
-
Eviter une crise sanitaire chez les sinistrés, priorité des médecins internationaux au Venezuela
-
A Herat, la répression vestimentaire des femmes afghanes affecte le commerce
-
Bavi, rétrogradé en tempête tropicale, frappe la Chine de pluies torrentielles
-
MMA: retour raté et blessure pour McGregor, défaite rapide de Saint Denis
-
Tour de France: une 9e étape promise aux baroudeurs... et à la canicule
-
Wimbledon: Sinner-Zverev, une finale logique avec un soupçon d'incertitude
-
Mondial-2026: Angleterre et Argentine ont rendez-vous pour une demie au parfum de légende
-
Mondial-2026: l'Argentine élimine la vaillante Suisse au forceps
-
Canada: deux morts dans une fusillade lors d'un festival à Toronto
-
Américains et Iraniens reprennent les hostilités après l'attaque d'un navire dans le détroit d'Ormuz
-
Mondial-2026: "Hey Jude", et résonne encore le tube de l'été des Anglais
-
Canada: deux morts dans une fusillade à Toronto, le suspect en fuite
-
L'Iran attaque un navire dans le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Mondial-2026: Mécontent du match de l'Angleterre, Tuchel agace Bellingham
-
L'Iran referme le détroit d'Ormuz, les Etats-Unis lancent de nouvelles frappes
-
Le typhon Bavi frappe la Chine, avant d'être rétrogradé en tempête tropicale
-
Cuba peine à rétablir son réseau électrique faute de carburant
-
Mondial-2026: Bellingham punit la Norvège et envoie l'Angleterre en demie
-
Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour la défense bleue
-
Le typhon Bavi atteint la Chine, où 2 millions de personnes ont été évacuées
-
Huit morts en Ukraine, douze blessés à Kiev dans des frappes russes
-
Wimbledon: sacrée au bout du suspense, Linda Noskova devient majeure à 21 ans
-
Mondial-2026: France - Espagne, attaques de feu, défenses de fer
-
Le Tour de France rattrapé par la canicule, doublé de Merlier à Bergerac
-
Le typhon Bavi atteint la Chine, où deux millions de personnes ont été évacuées
-
Tour de France: une 9e étape accidentée mais raccourcie en raison de la canicule
-
Mondial-2026: l'Espagne et Lamine Yamal, un gros défi pour le défense bleue
-
Après deux jours d'"enfer", l'espoir d'une stabilisation de l'incendie mortel en Espagne
-
"Venger" Khamenei est "inévitable", prévient le guide suprême iranien
-
Varsovie va ériger un Mur du Souvenir pour les victimes du "génocide" imputé aux "nationalistes ukrainiens"
-
MotoGP: Marc Marquez intraitable au Sachsenring
-
Six morts en Ukraine et douze blessés à Kiev dans des frappes russes
-
Le rappeur Pitbull établit un record du monde du plus grand rassemblement de faux crânes chauves
-
La neuvième étape du Tour: partie de saute-moutons en Corrèze
-
L'extrême droite se projette à la tête d’une région en Allemagne
-
La "vengeance" pour Khamenei est "inévitable", dit le guide suprême iranien
-
Près de 2 millions de personnes évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi
-
"Allez à l'église et sonnez les cloches": la fuite terrifiante face aux flammes en Espagne
-
Championnat des nations: le XV de France assomme l'Australie
-
Varsovie va ériger un Mur du Souvenir pour les victimes du "génocide" commis par les "nationalistes ukrainiens"
-
Le sinistre qui a fait 12 morts en Espagne évolue favorablement
-
La Birmanie touchée par des inondations, un bébé emporté par les eaux
-
Quelque 900.000 personnes évacuées en Chine à l'approche du typhon Bavi
-
Incendies: 32 personnes suspectées d'être à l'origine de départs de feu interpellées, annonce Nuñez
-
Entre Téhéran et Washington, les médiateurs reprennent leurs efforts après les frappes
-
Canicule: dans une France qui suffoque, les autorités appellent à la vigilance sur les feux
Tanzanie: après trois jours de violences, la présidente proclamée vainqueur
La cheffe de l'Etat sortante Samia Suluhu Hassan a été proclamée samedi vainqueur de la présidentielle en Tanzanie avec près de 98% des voix, après trois jours de violences électorales ayant fait des centaines de morts selon l'opposition, qui qualifie le scrutin de "parodie de démocratie".
Le pays d'Afrique de l'Est a sombré dans la violence mercredi, jour d'élections présidentielle et législatives qui se sont déroulées sans opposition, les deux principaux adversaires de la cheffe de l'État ayant été soit emprisonné, soit disqualifié.
Mme Hassan a remporté plus de 97,66% des voix, soit 31,9 millions de voix sur 32,7 millions recensées, selon la commission électorale, avec un taux de participation estimé à près de 87%, contrastant avec la faible affluence aux bureaux de vote constatée par l'AFP et d'autres observateurs.
"C'est impossible", a estimé auprès de l'AFP un porte-parole du principal parti d'opposition, Chadema, John Kitoka. "Personne ne s'est rendu aux urnes pour voter, c'est tout simplement ridicule."
Chadema a été exclu des élections et avait appelé au boycott du scrutin. Son chef Tundu Lissu, arrêté en avril, est jugé pour trahison, une accusation passible de la peine capitale.
Qualifiant la victoire écrasante de Mme Hassan de "parodie de démocratie", M. Kitoka a indiqué que les observateurs du parti ont signalé qu'"au moins 800 personnes" avaient été tuées par les forces de l'ordre lors des manifestations contre le pouvoir cette semaine.
- "Régime totalitaire" -
"Nous faisons l'expérience d'un régime totalitaire", a affirmé à l'AFP le père Charles Kitima, secrétaire de la conférence de évêques catholiques à Dar es Salaam, faisant également état d'un "très faible nombre de votants".
"Pour la première fois de l'histoire de notre pays, nous assistons à des tueries de masse de personnes qui protestent", a poursuivi l’ecclésiastique, lui-même agressé et gravement blessé en avril après s'être exprimé publiquement contre le pouvoir.
L'Union africaine, dans un communiqué, a félicité la présidente pour son succès mais a dit "regretter profondément les vies perdues".
Dans un autre communiqué, le ministre des Affaires étrangères tanzanien Mahmoud Thabit Kombo a toutefois souligné "l'intégrité" d'une élection conduite dans "une transparence extrême et en adhérence avec les principes démocratiques".
Le jour du scrutin, l'AFP a entendu des tirs nourris alors que des centaines de personnes protestaient, incendiant notamment un commissariat. La contestation s'est étendue et s'est poursuivie jusqu'à vendredi dans ce pays de 68 millions d'habitants.
Samia Suluhu Hassan a été promue à la tête de la Tanzanie à la mort de son prédécesseur John Magufuli en 2021. Saluée dans un premier temps pour avoir assoupli les restrictions instaurées par son prédécesseur, elle a été accusée ensuite de mener une répression sévère contre ses détracteurs, notamment en amont du scrutin.
Alors qu'elle ne s'était jusqu'ici pas encore exprimée sur les violences, la présidente sortante a déclaré samedi que son gouvernement "condamne fermement" les manifestations. "Ces actes n'ont rien de patriotique", a-t-elle ajouté lors d'une cérémonie retransmise à la télévision d'Etat.
- "Centaines de morts" -
Vendredi M. Kitoka avait estimé auprès de l'AFP que les violences électorales ont fait "environ 700 morts", à partir d'informations récoltées par des membres qui font le tour des hôpitaux du pays.
Un bilan qualifié de "plutôt crédible" par une source diplomatique, qui avait fait état de "centaines de morts". Une source sécuritaire interrogée par l'AFP a reçu des informations similaires mais la vérification des informations reste difficile car une coupure d'internet est toujours en vigueur samedi.
Ces bilans ont été démentis par les autorités.
"Il n'y a eu aucun usage excessif de la force", a réagi vendredi le ministre tanzanien des Affaires étrangères Mahmoud Thabit Kombo sur la chaîne Al-Jazeera, faisant état de "poches de violence" dans le pays. "Je n'ai pas vu ces 700 morts".
Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres a réclamé vendredi dans un communiqué une "enquête minutieuse et impartiale sur les accusations d'utilisation excessive de la force".
Les violences suscitent d'importantes perturbations. Le port de Dar es Salaam, l'un des plus importants du continent, était fermé vendredi, selon des informations du site de suivi Vessel Finder et de la société néerlandaise de transport maritime Steinweg.
Des magasins manquent de nourriture, les stations-service ont cessé de fonctionner. Un résident a indiqué que les prix de la viande et du poisson ont doublé, voire triplé, et les transports publics sont à l’arrêt.
"Je dors à la mosquée depuis mercredi, quand les violences ont éclaté", a raconté à l’AFP Mohamed Rajab, 52 ans, habitant de Dar es Salaam. "Il n’y a pas de transports. Je ne sais pas quand je rentrerai chez moi."
R.Buehler--VB