-
Indonésie : neuf orangs-outans sauvés des incendies trouvent un nouveau foyer
-
Flavio Bolsonaro dit avoir quitté le Brésil pour fuir une "persécution"
-
À la COP17, le monde s'accorde sur des textes clés pour protéger la nature
-
La Russie intransigeante pour un G20 miné par les conflits
-
Pologne : la police bloque l'accès au Tribunal constitutionnel, au cœur d'une crise politique
-
Fitch maintient la note A+ de la France mais abaisse sa perspective
-
Ligue 1 : Giroud fait sauter le verrou lensois et offre le derby à Lille
-
Ligue 1 : le PSG intraitable, Giroud foudroie Lens
-
Climat : la santé mentale des jeunes en toile de fond d'un procès inédit
-
ATP 500 de Vienne: impitoyable contre Fery, Zverev passe en demies
-
Fuite de Flavio Bolsonaro : États-Unis et Argentine interpellés sur leur rôle
-
Wall Street clôture en nette baisse, la tech déraille
-
Ballon d'Or : seulement 28 points d'écart entre Kane et Mbappé
-
L1: sans ses cadres, le PSG assomme Le Havre et consolide sa première place
-
Ligue 1 : Nice et Wahi s'offrent un festival contre Rennes
-
Budget 2027 : encore une semaine de débats décousus
-
"On nous a menti" : l'effondrement des fonds de pension accable les retraités au Chili
-
JO-2026: un commentaire sur un bobeur israélien jugé discriminatoire par l'autorité de contrôle suisse
-
Mobilisation sociale : sécurité "amplifiée" pour un samedi à "haut risque"
-
Biodiversité: dans les prolongations, la COP17 tente de dernières avancées
-
Redressement judiciaire du BHV : le tribunal donnera sa décision lundi
-
Naval group livre à la Grèce sa deuxième des quatre frégates
-
Réseaux sociaux : Meta transige encore et évite à Zuckerberg un retour devant un jury
-
Des singes volés dans un zoo près de Pau retrouvés, des interpellations
-
Ukraine, minerais, IA : l'UE et le Canada scellent un rapprochement inédit
-
Ukraine : des habitants évacués d'Olechky, en proie à une crise humanitaire
-
Accident ferroviaire: à Tolède, les familles des victimes entre désespoir, colère et silence
-
Fin de campagne fébrile pour Trump
-
Rubio reçoit ses pairs pour un G20 miné par les conflits
-
La fermeture de Novaïa Gazeta fait partie de "la campagne militaire" du Kremlin, selon le prix Nobel Mouratov
-
Rubio reçoit ses pairs d'un G20 miné par les conflits
-
Wall Street ouvre en nette baisse, Amazon et Intel décrochent
-
Bourses mondiales: la facture de l'IA plombe Wall Street
-
Biodiversité: à quelques heures de la fin de la COP17, peu d'optimisme sur un consensus
-
Mobilisation sociale: sécurité "amplifiée" samedi pour de nouvelles manifestations
-
Espagne : l'identification des victimes de la collision ferroviaire face à l'angoisse des familles
-
BP quadruple ses bénéfices grâce aux prix des carburants
-
Rugby: "s'y filer" ou se défiler, quand les staffs mettent la main à la pâte
-
L'hypothèse de leur vie renversée par une IA ? Trois maîtres de l'informatique témoignent auprès de l'AFP
-
Inde: assailli de critiques, le parc animalier géant de Vantara promet de se réinventer
-
Italie: des milliers de jeunes et de travailleurs manifestent sous haute surveillance
-
Manifestations de samedi à Paris : les parcours de la CGT et des gilets jaunes interdits
-
Espagne : le gouvernement travaille "sans relâche" à l'identification des victimes de l'accident ferroviaire
-
"Les conduire à destination en vie" : les chemins de fer ukrainiens sous les drones russes
-
Zhang Shengmin, le Monsieur propre de l'armée chinoise promu au Politburo
-
Les ports français et européens perturbés par une grève des dockers
-
En France, le PIB recule au 3ème trimestre et "l'économie française est à l'arrêt"
-
La pollution due aux incendies a tué 3.560 Indonésiens en septembre
-
"Ils nous ont tués": le journal indépendant russe Novaïa Gazeta annonce sa fermeture
-
La Bourse de Paris hésite, de nombreux résultats à digérer
En Tanzanie, faible affluence pour une présidentielle et des législatives sans opposition
Une faible affluence est observée mercredi matin dans les bureaux de vote de Tanzanie, qui tient des élections présidentielle et législatives sans suspense, les principaux adversaires de la cheffe de l’État ayant respectivement été disqualifié et emprisonné.
Samia Suluhu Hassan, 65 ans, avait été promue, sans élection, de la vice-présidence à la magistrature suprême à la mort en 2021 de l'autoritaire chef de l’État John Magufuli. Première présidente de Tanzanie, saluée dans un premier temps pour avoir assoupli les restrictions instaurées par son prédécesseur, elle est aujourd'hui accusée de mener une répression sévère.
Mme Hassan a assuré le mois dernier qu'il n'y aura "aucune menace" sécuritaire, après des appels à manifester relayés sur les réseaux sociaux. Les forces de sécurité, qui ont averti qu'elles ne toléreraient aucun trouble, ont déployé des chars autour de Dar es Salaam, la capitale économique.
Les tensions sécuritaires semblent avoir inquiété une partie des électeurs. Après avoir ouvert vers 07H00 (04H00 GMT), plusieurs bureaux de votes de Dar es Salaam, bondés lors de précédents scrutins, étaient presque déserts à 07H50 (04H50 GMT).
"Je n'ai pas pu sortir aujourd'hui par peur des violences", a confié Saada, une vendeuse de nourriture de 40 ans, depuis son domicile.
Cette faible affluence inquiète des responsables du parti au pouvoir, Chama Cha Mapinduzi (CCM), ex-parti unique contrôlant le pays sans discontinuer depuis l'indépendance.
"Nous allons mobiliser les gens dans les rues et à domicile pour qu'ils viennent voter", a déclaré à l'AFP dans un bureau de vote un responsable de la section locale du CCM, sous couvert d'anonymat.
- "Vague de terreur" -
La plupart des médias étrangers n'ont pas obtenu d'accréditation pour couvrir le scrutin en Tanzanie continentale.
Le principal parti d'opposition, Chadema, a été exclu des élections pour avoir refusé de signer le code électoral qui, selon lui, n'incluait pas les réformes qu'il exigeait. Son chef Tundu Lissu a été arrêté en avril et est jugé pour trahison, des accusations passibles de la peine de mort.
Le seul autre candidat sérieux d'opposition, Luhaga Mpina, de l'ACT Wazalendo, a été disqualifié pour des raisons de procédure.
L'ONG de défense des droits humains Amnesty international a dénoncé la semaine dernière une "vague de terreur" marquée par "des disparitions forcées, des arrestations arbitraires, des actes de torture et (...) des exécutions extrajudiciaires" en amont du scrutin.
Le barreau du Tanganyika - nom de l'ancienne colonie britannique, avant qu'elle ne fusionne avec Zanzibar en 1964 pour devenir la Tanzanie - affirme avoir recensé 83 disparitions d'opposants en Tanzanie continentale (qui exclut Zanzibar) depuis l'accession au pouvoir de Mme Hassan en 2021.
Même les membres du CCM n'échappent pas à la répression s'ils critiquent le système: un ancien ambassadeur tanzanien devenu contempteur du système, Humphrey Hesron Polepole, a disparu depuis des semaines.
- "Voyous" -
La Tanzanie, pays d'Afrique de l'Est d'environ 68 millions d'habitants, est habituée à la répression politique.
Selon des analystes, Samia Suluhu Hassan compte sur sa victoire annoncée pour réduire au silence les critiques au sein de son propre parti.
La présidente n'a rien fait pour se débarrasser des "voyous" dont son prédécesseur John Magufuli avait doté les services de renseignement, a déclaré l'une de ces voix critiques à Dar es Salaam, requérant l'anonymat par crainte de représailles.
Les élections sont un peu plus libres sur l'archipel semi-autonome de Zanzibar, qui élit, en plus du chef de l’État et des membres du Parlement de Tanzanie, son propre président et ses députés locaux. Les élections passées y ont souvent été entachées de violences post-électorales et d'irrégularités.
Des messages appelant au calme et à la paix étaient diffusés sur la radio nationale de l'île, où plusieurs centaines de personnes ont fait la file dès l'aube à un bureau de vote installé dans un hall.
Une brève altercation y a éclaté après que le nom d'un représentant du parti d'opposition ACT-Wazalendo, Mbarouk Nassor, a été constaté absent de la liste officielle. "C’est fait délibérément parce qu’ACT représente une menace", a déclaré l'intéressé à l'AFP.
L.Wyss--VB