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Viols de Mazan: peine alourdie réclamée pour un accusé à la "pensée d'un autre âge"
Au terme d'un réquisitoire puissant, l'avocat général a réclamé jeudi une peine alourdie contre le seul accusé des viols de Gisèle Pelicot à avoir maintenu son appel, coupable selon lui d'avoir participé à "une oeuvre de destruction massive d'une femme livrée en pâture".
Dominique Sié a demandé 12 ans de prison contre Husamettin Dogan, soit trois ans de plus que les neuf ans prononcés en décembre par la cour criminelle du Vaucluse. La même peine avait alors été requise.
"Désespéré" par l'attitude constante de cet ex-ouvrier de 44 ans, qui nie toute intention de viol, l'avocat général a lancé: "Tant que vous refuserez de l'admettre, ce n’est pas seulement une femme, c'est tout un fonctionnement social sordide que vous cautionnez" et "il reste à faire évoluer pour vous, et pour la société, la culture du viol en culture du consentement".
Car, pour Dominique Sié, ce dossier "est une prise de conscience collective sur un fonctionnement social archaïque, destructeur, qui fait de l'homme, le mâle, le centre de l'univers. Qui fait que quand l'homme est d'accord, la femme est d'accord, elle n'a pas son mot à dire".
C'est "la société dans son ensemble qui doit changer de prisme", a-t-il estimé. Il n'y a pas de consentement par procuration comme l'a soutenu l'accusé, affirmant avoir été piégé par Dominique Pelicot.
"Bien sûr que Mme Pelicot n'était pas consentante" et "c'est désespérant" d'avoir entendu Husamettin Dogan continué de nier l'intention de violer malgré la diffusion de vidéos accablantes que la cour d'assises d'appel du Gard a pris "de plein fouet, dans un silence de mort" et qui ont montré "ce qu'il y a de plus sordide, avilissant pour la femme", a poursuivi le représentant de l'accusation.
"On ne peut pas en 2025 considérer que parce qu'elle n'a rien dit, elle était d’accord. Car là on se situe dans un mode de pensée d’un autre âge !", a-t-il insisté.
- "Lâcheté" -
A l'issue de quatre jours d'audience à Nîmes, le père d'un enfant handicapé au parcours socioprofessionnel chaotique, risque jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle pour "viols aggravés".
Une peine cependant peu probable car elle le mettrait sur le même pied que Dominique Pelicot, qui droguait celle qui est devenue un symbole mondial des violences sexuelles faites aux femmes, avant de la livrer à des inconnus recrutés sur Internet.
Après le réquisitoire, ses avocats plaideront, puis il prendra la parole une dernière fois avant que la cour composée d'un jury populaire de cinq hommes et quatre femmes et de trois magistrats ne parte délibérer pour un verdict attendu dans l'après-midi.
A Avignon lors du premier procès, la cour criminelle était composée uniquement de magistrats professionnels et cette différence est notable pour ce juré populaire, qui devra tenir à distance "les réseaux sociaux qui s'agitent" et ne pas faire "un remake du procès de Mazan", selon l'avocat général.
En décembre, les 49 autres condamnés ont été condamnés à des peines allant de trois ans de prison, dont deux avec sursis, à 15 ans pour un homme venu à six reprises au domicile du couple à Mazan (Vaucluse).
Mercredi lors de leur plaidoirie, les avocats de Gisèle Pelicot avaient estimé que "la peine est à revoir" car "une victime endormie, on n'y touche pas", selon Me Antoine Camus.
"Après le parcours du combattant mené par Gisèle Pelicot, on espère que ce jury dira haut et fort qu'en France, les droits de l'homme sont aussi ceux de la femme, que le consentement ne se recueille pas auprès du mari, qu'un acte sexuel imposé à un corps endormi est un viol", avait-il ajouté.
Depuis son interpellation en 2021, deux ans après les faits, lors du procès d'Avignon comme devant la cour d'assises de Nîmes, Husamettin Dogan soutient qu'il n'a "jamais eu l'intention" de violer Mme Pelicot et pensait participer au jeu consenti d'un couple libertin.
L'une de ses avocates, Sylvie Menvielle, l'a amené sur ce terrain: "Vous aviez conscience de commettre un viol ?"
"S'il m'avait dit: +Viens, je vais te filmer, on va la violer+, je serais jamais allé là-bas !", lui a-t-il répondu, répétant à l'envi être victime d'une manipulation "inimaginable".
Ulcérée par cette ligne de défense, Gisèle Pelicot lui a lancé mercredi: "A quel moment je vous ai donné mon consentement? Jamais !" alors "assumez vos actes et arrêtez de vous cacher derrière votre lâcheté !".
C.Koch--VB