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Venezuela: les pêcheurs vénézuéliens sous la "menace réelle" des navires américains
Les vidéos des frappes américaines réduisant en miettes les bateaux de narco-trafiquants présumés dans les Caraïbes rendent soucieux les pêcheurs vénézuéliens qui sortent désormais en mer avec précaution, assurant que la "menace" n'est pas imaginaire.
"Comment peuvent-ils comparer un destroyer à un bateau de pêche?", se demande Joan Diaz, pêcheur de 46 ans, en évoquant les navires de guerre des États-Unis déployés dans les Caraïbes.
Le président américain Donald Trump a affirmé mardi devant l'ONU qu'il utilise le "pouvoir militaire" des États-Unis pour détruire des réseaux de trafic de drogue liés selon lui au président vénézuélien Nicolas Maduro. Après avoir déployé des navires de guerre dans les Caraïbes, il se targue d'avoir éliminé au moins 14 narcotrafiquants, sans preuves pour le moment.
M. Maduro nie les accusations de trafic de drogue et accuse Washington de vouloir l'évincer du pouvoir pour mettre la main sur le pétrole vénézuélien. Caracas accuse Trump "d'exécutions extrajudiciaires" en pleine mer.
Joan partage cette opinion: "Ils ont bombardé sans savoir s'ils avaient réellement de la drogue, ce qui est la preuve du délit, et sans savoir qui étaient ces personnes", dit-il.
"Il faut arrêter ces personnes (les trafiquants présumés) et ensuite suivre le processus judiciaire approprié. Mais si vous les faites exploser, comment faire?", se demande le pêcheur.
Le gouvernement vénézuélien a remis ces derniers jours des radiobalises aux pêcheurs. Ils doivent les activer en cas de problème.
- Sorties groupées -
Les vidéos de bateaux bombardés suscitent "indignation" et "colère", affirme Luis Garcia, 51 ans, leader de l'un des 24 conseils de pêcheurs de l'État côtier de La Guaira, où se regroupent 4.000 pêcheurs et 700 embarcations de pêche artisanale.
"C'est une menace réelle", commente-t-il depuis un quai à Caraballeda, un point touristique de La Guaira avec vue sur la mer et la montagne.
Sa femme et d'autres préparent une partie de la pêche du jour, coupant des herbes aromatiques et des piments colorés, pour préparer une recette populaire de poisson effiloché qu'ils emballent sous vide.
Bien qu'ils disent ne pas avoir peur d'aller en mer, le récent discours de Trump devant l'ONU ne les laisse pas indifférents : "C'était belliqueux, il nous a pratiquement menacés", ajoute Luis.
Pour se protéger et éviter toute confusion avec des narcotrafiquants, les pêcheurs s'efforcent de naviguer en groupe et choisissent minutieusement les zones où ils travaillent, pour la plupart sur de petites embarcations.
Beaucoup partent pour quatre jours ou plus à environ 40 mile nautiques (75 km) de la côte, emportant une bonbonne de gaz pour cuisiner. D'autres pêcheurs sortent à l'aube et reviennent dans l'après-midi. Les oiseaux marins, qui cherchent aussi le poisson, leur servent souvent de guides.
Sur le même quai où travaille Luis Garcia, un vieux pêcheur à la peau tannée par des années d'exposition au soleil et au sel célèbre la capture d'un thon à nageoires jaunes d'environ 65 kilos.
Les plus exposés sont les grands navires thoniers qui vont en haute mer. Un bateau vénézuélien a ainsi été arraisonné pendant près de huit heures par un bateau de guerre américain avant de repartir libre. Ils "cherchaient des armes et des drogues qui n'existaient pas", assure Joan Diaz.
"Il vaut mieux que nous soyons tous unis et ne pas aller trop loin... Pour pêcher le thon, il faut aller très loin, et c’est là qu'ils (les Américains) se trouvent", ajoute-t-il.
"Nous, nous avons des embarcations de neuf mètres, dix mètres, douze mètres, contre des navires équipés de missiles. Imaginez un peu cette folie... C'est totalement disproportionné", s'exclame Luis Garcia.
"Nous continuerons à sortir en mer des Caraïbes, qui nous appartient", assure-t-il, vêtu d'un t-shirt portant l'inscription "Pêcher, c'est vaincre".
D.Schaer--VB