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Brésil: Bolsonaro doit passer la nuit à l'hôpital après un malaise
L'ancien président brésilien Jair Bolsonaro doit passer la nuit de mardi à mercredi dans un hôpital de Brasilia après un malaise, a indiqué sa famille, quelques jours après sa condamnation à 27 ans de prison pour tentative de coup d'Etat.
Assigné à résidence depuis début août, l'ancien dirigeant d'extrême droite (2019-2022) "a ressenti un malaise, avec une forte crise de hoquet, des vomissements et une chute de pression", a expliqué mardi sur X son fils aîné, Flavio Bolsonaro.
L'ex-président a eu un "épisode plus sévère" de crise de hoquet qui l'a laissé "près de dix secondes sans respirer", a-t-il ensuite déclaré aux journalistes devant l'hôpital.
L'état de Jair Bolsonaro, 70 ans, "est stable mais il n'a pas bonne mine", a poursuivi le sénateur, ajoutant que son père passerait la nuit "en observation".
Après des examens, l'ancien dirigeant brésilien a reçu des médicaments par intraveineuse, a précisé sur Instagram son épouse, Michelle Bolsonaro, demandant aux sympathisants de son mari de "continuer à prier" pour lui.
Mardi après-midi, des agents de la police pénitentiaire montaient la garde devant l'hôpital, a constaté l'AFP.
L'ex-président a connu ces dernières années de nombreux problèmes de santé et a été opéré à plusieurs reprises en raison des séquelles d'un attentat à l'arme blanche subi lors d'un bain de foule en pleine campagne électorale, en 2018.
En avril, il a subi une lourde intervention chirurgicale à l'abdomen de plus de douze heures pour résorber une occlusion intestinale. Il est resté ensuite trois semaines à l'hôpital pour sa convalescence.
Dimanche, Jair Bolsonaro a quitté brièvement le domicile où il est assigné à résidence afin de subir une biopsie cutanée.
La Cour suprême l'a condamné jeudi à 27 ans de réclusion à l'issue d'un procès historique à l'issue duquel il a été reconnu coupable d'avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir, malgré sa défaite électorale face au président actuel de gauche Luiz Inacio Lula da Silva en 2022.
Mais il ne pourra être incarcéré qu'après l'épuisement de tous les recours possibles, et sa défense a déjà annoncé qu'elle ferait appel prochainement.
Jair Bolsonaro est assigné à résidence depuis le 4 août pour des soupçons d'entrave à son procès. En juillet, il avait déjà été contraint de porter un bracelet électronique et l'utilisation des réseaux sociaux lui avait été interdite.
Ses partisans poussent pour une amnistie de l'ancien président et des centaines de sympathisants bolsonaristes condamnés pour tentative de coup d'Etat.
C.Kreuzer--VB