-
Ukraine: l'émissaire américain Witkoff s'entretient avec Poutine à Moscou
-
L'ex-procureur Jack Smith défend pied à pied ses poursuites pénales contre Trump
-
De jeunes hackers présumés, têtes d'affiche de cyberattaques en série
-
Wall Street soulagée par la perspective d'un accord sur le Groenland
-
Le Venezuela va ouvrir l'exploitation pétrolière au privé sur fond de réchauffement des relations avec Washington
-
A Davos, Zelensky juge l'Europe "fragmentée" et "perdue" face à Trump
-
Trump attaque JPMorgan Chase et son patron pour clôture abusive de ses comptes
-
Ligue Europa: Lyon se hisse en huitièmes après sa victoire à Berne (1-0)
-
Incendies au Chili : un troisième suspect interpellé dans le sud du pays
-
La France intercepte à nouveau un pétrolier de la flotte fantôme russe
-
L'Iran dit avoir "le doigt sur la gâchette", Trump estime que Téhéran veut dialoguer
-
Aux Etats-Unis, le "mythe" du recyclage du plastique
-
L'actrice Liz Hurley en pleurs lors d'un procès contre des tabloïds
-
L'ex-procureur Jack Smith défend pied à pied ses poursuites contre Trump
-
Open d'Australie: Gea tombe en 5 sets magiques, Gracheva en deux
-
Grèce: deux morts dans des pluies torrentielles "extrêmes"
-
La Bourse de Paris termine dans le vert, soulagée sur le Groenland
-
Lait infantile: un bébé décédé début janvier, enquête pénale à Bordeaux
-
L'Allemagne expulse un diplomate russe dans une affaire d'espionnage
-
Collision ferroviaire en Espagne: le bilan monte à 45 morts
-
Japon: le redémarrage de la plus grande centrale nucléaire du monde suspendu
-
Trump a illégalement tenté d'inverser les résultats de l'élection de 2020, réaffirme l'ex-procureur Jack Smith
-
Ubisoft se réorganise et plonge en bourse, les salariés inquiets
-
Mercosur: le Parlement européen rejette une motion de censure contre von der Leyen
-
Trump a inauguré son "Conseil de paix" et appelé la Russie à mettre fin à la guerre en Ukraine
-
Wall Street ouvre en hausse, salue la levée des menaces douanières de Trump
-
Que vaut la parole de Trump sur le Groenland? Les Européens très prudents
-
La Ciivise décapitée, plongée dans une nouvelle crise
-
Donald Trump a lancé son "Conseil de paix" à Davos
-
L'Irak annonce des procédures judiciaires contre les détenus de l'EI transférés de Syrie
-
Soudan: plus de huit millions d'enfants privés d'école pendant près de 500 jours
-
Trois départements bretons en vigilance orange crues
-
De braconnier à ranger: au Nigeria, le nouveau souffle de la forêt d'Okomu
-
Rugby: après quatre mois d'absence, François Cros veut "prouver" qu'il est "toujours là"
-
Cinéma: Raphaël Quenard renonce à incarner Johnny Hallyday
-
Ravagée par la guerre, la capitale du Soudan se reconstruit lentement
-
Cyclisme: Pogacar encore au vert mais UAE carbure déjà
-
En Afghanistan, le musée de la résistance contre l'Union soviétique en partie purgé
-
Nouvelle-Zélande: deux morts et plusieurs disparus dans un glissement de terrain
-
Après sa marche arrière sur le Groenland, Trump dévoile son "Conseil de paix" à Davos
-
NBA: les Detroit Pistons retrouvent les sommets, enfin "à leur place"
-
Société Générale annonce prévoir 1.800 suppressions de postes en France d'ici 2027, sans plan de départs
-
Philippines: une journaliste condamnée à 12 ans de prison incompressible
-
Fin de vie: les sénateurs s'opposent à toute forme d'aide à mourir
-
Le Conseil de l'Europe "alarmé" par les prisons en France
-
Le Livret A boudé par les épargnants l'an dernier
-
Rallye Monte-Carlo: Ogier vise une 11e victoire, mais pas un dixième titre mondial
-
NBA: les Knicks écrasent les Nets, "SGA" porte encore le Thunder
-
Le Monte-Carlo, le plus mythique des rallyes lance la saison 2026 WRC
-
Patinage: après l'Euro, Cizeron et Fournier Beaudry "confiants" pour les Jeux
Turquie: un mois après, le vent de fronde souffle toujours
L'arrestation le 19 mars du maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu a débarrassé Recep Tayyip Erdogan de son plus coriace opposant. Mais un mois plus tard, le président turc peine à se défaire d'une contestation portée par la jeunesse.
Les grandes manifestations de la première semaine, quand des dizaines de milliers de personnes déferlaient chaque soir devant l'hôtel de ville d'Istanbul, et que des Turcs de tous âges descendaient dans les rues de dizaines de villes, sont révolues.
Les fêtes de la fin du ramadan ont ramené le calme, mais la contestation, inédite depuis le grand mouvement de Gezi parti de la place Taksim d'Istanbul en 2013, a repris depuis dix jours dans des universités d'Istanbul et d'Ankara.
Ces derniers jours, la fronde s'est répandue à des dizaines de lycées du pays où une décision du gouvernement AKP (islamo-conservateur) d'y remplacer certains enseignants, interprétée comme une tentative de reprise en main de ces établissements par le pouvoir, a mis le feu aux poudres.
"Le malaise (de la jeunesse) était déjà latent, mais il s'est cristallisé en un rejet plus explicite de l'AKP depuis la mi-mars", explique à l'AFP Demet Lüküslü, professeure de sociologie à l'université stambouliote de Yeditepe, selon laquelle une partie des jeunes "rejette le conservatisme et l'islamisation de la société" et réclame davantage de "droits et de libertés".
- "Briser le silence" -
L'arrestation d'Ekrem Imamoglu, investi candidat du principal parti de l'opposition (CHP, social-démocrate) à la présidentielle de 2028 le jour-même de son incarcération pour "corruption", a été le déclencheur d'une colère plus large, dans un pays dirigé depuis 2002 par le Parti de la justice et du développement (AKP) du président Erdogan.
"C'est l'accumulation d'une colère, chez des millions de jeunes qui n'ont connu que l'AKP et qui ne sont pas pris en compte", confie Eda, 17 ans, en classe de terminale dans un lycée d'Istanbul où des blocages ont eu lieu cette semaine.
"Nous voulons briser le silence sur lequel le gouvernement a bâti son hégémonie", ajoute la lycéenne, qui ne souhaite pas donner son nom de famille, rappelant que plusieurs dizaines des 300 jeunes placés en détention depuis le début du mouvement de contestation demeurent incarcérés.
Vendredi, le procès de 189 personnes accusées d'avoir participé à des rassemblements interdits, dont de nombreux étudiants, s'est ouvert à Istanbul. Leurs soutiens - camarades, professeurs, députés de l'opposition - s'étaient réunis devant le tribunal.
"Nous n'avons pas peur", a martelé auprès de l'AFP Sümeyye Belentepe, une étudiante visée par un procès, qui aura lieu en septembre. "Désormais, nous sommes plus forts, plus unis" dans la lutte, souffle à ses côtés un autre élève, Ahmetcan Kaptan.
- Répercussions économiques -
L'arrestation du maire d'Istanbul, qualifiée de "coup d'Etat" par l'opposition, a aussi eu des répercussions économiques.
Outre les appels au boycott visant des entreprises proches du pouvoir, la Bourse d'Istanbul a reculé de presque 14% sur un mois, et la livre turque a perdu environ 4% face au dollar et presque 8% face à l'euro, atteignant un niveau historiquement bas malgré 50 milliards de dollars injectés par la banque centrale turque pour soutenir la devise.
Jeudi, la banque centrale a ainsi été contrainte de relever son taux directeur pour la première fois depuis mars 2024, de 42,5% à 46%.
Cette semaine, Devlet Bahçeli, le principal allié du président Erdogan, a exhorté la justice à juger le maire d'Istanbul dans les plus brefs délais, inquiet selon certains observateurs que l'agitation autour du sort de l'opposant N.1 ne perturbe les efforts entamés par le pouvoir turc pour parvenir au désarmement et à la dissolution du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).
Le chef du CHP, Özgür Özel, a réclamé à nouveau des élections anticipées, et appelé à un grand rassemblement samedi à Yozgat (centre), chef-lieu d'une province rurale du centre du pays.
Début avril, des agriculteurs y avaient écopé d'amendes pour avoir protesté contre l'arrestation d'Ekrem Imamoglu, à bord de leurs tracteurs.
A.Ruegg--VB