-
Venezuela: le pouvoir annonce plus de libérations de prisonniers politiques, les familles s'impatientent
-
Starmer dénonce des propos "insultants" de Trump sur le rôle des alliés de l'Otan en Afghanistan
-
Niger: le correspondant de la radio allemande Deutsche Welle écroué à Niamey
-
Le Pakistan combat des légions de faux médecins
-
Minnesota: importantes manifestations à Minneapolis, les autorités américaines sur la défensive
-
Lait infantile: Danone élargit son rappel, notamment à la France
-
JoeyStarr au tribunal face à son ex-manager: une histoire d'argent et d'amitié brisée
-
Ligue 1: le PSG s'en sort difficilement à Auxerre
-
Pollution "extrême" à Sarajevo, l'état d'alerte déclaré
-
TikTok aux Etats-Unis passe sous contrôle américain : les enjeux du montage
-
Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dénonce la répression "sans précédent" en Iran
-
Incendies au Chili: la justice prolonge la détention du principal suspect
-
Le trafic aérien européen au niveau de 2019, les low-cost en profitent
-
Lait infantile: Danone élargit son rappel, situation sous contrôle en France, selon le gouvernement
-
Biathlon: à Nove Mesto, deux doublés pour la France juste avant les Jeux d'hiver
-
Le rappeur Doums en garde à vue à Paris pour violences conjugales sur l'actrice Adèle Exarchopoulos
-
Indignation au Royaume-Uni après des propos de Trump sur le rôle des alliés de l'Otan en Afghanistan
-
Pour Laurent Vinatier, ex-prisonnier en Russie, "le traumatisme" et le "miracle"
-
Musk veut commercialiser ses robots Optimus d'ici fin 2027
-
Incendie meurtrier d’un bar en Suisse : le propriétaire français libéré, les familles "sidérées"
-
Budget: l'écart entre les taux d'intérêt français et allemand au plus bas depuis juin 2024
-
La Bourse de Paris marque une pause, l'oeil sur le Groenland
-
Collision ferroviaire en Espagne : la rupture d'un rail avant l'accident, hypothèse privilégiée
-
F1: Alpine présente sa nouvelle voiture et affiche ses ambitions
-
La direction de l'AFP détaille son plan d'économies, rejeté par le personnel
-
Espagne : la plainte pour agressions sexuelles contre Julio Iglesias classée
-
Neige épaisse et froid intense, les Etats-Unis attendent une méga tempête d'hiver
-
En Irak, des femmes kurdes se tressent les cheveux en solidarité avec une combattante syrienne
-
Agressions sexuelles sur Adèle Haenel: trois ans de prison ferme requis en appel contre Christophe Ruggia
-
Lecornu se donne pour objectif la construction de "2 millions de logements d'ici à 2030", soit 400.000 par an
-
Dépression Ingrid: la Bretagne en vigilance, lente décrue attendue
-
Le pétrolier de la flotte fantôme russe intercepté par la France va être convoyé vers le port de Marseille-Fos
-
Onze ans après les fouilles, le trésor de Lavau se dévoile au public
-
Après le recul américain, la Première ministre danoise en visite de soutien au Groenland
-
Début des pourparlers entre Ukrainiens, Russes et Américains à Abou Dhabi
-
Wall Street: l'enthousiasme autour du Groenland s'essouffle
-
"French response", la riposte "désinhibée" sur X de la diplomatie française
-
Législatives en Birmanie : le rapporteur spécial de l'ONU appelle au rejet des résultats
-
"Un kidnapping du corps": une prof de philo britannique raconte son "agression" par Grok
-
Lait infantile: lots "retirés", selon la ministre, Nestlé promet la "transparence"
-
Après le recul américain, la Première ministre danoise effectue une visite au Groenland
-
Rares moments de joie à Kaboul après les premières chutes de neige
-
JO-2026: Le retour "surréaliste" de la fondeuse Bruna Moura après un grave accident
-
Grâce à Donald Trump, un nouveau souffle pour Davos?
-
Ski: vainqueur du super-G, Marco Odermatt lance parfaitement son weekend à Kitzbühel
-
Budget: Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3
-
Rares moments de joie à Kaboul après les premières chutes de neige hivernales
-
Minnesota: nouvelle vague de colère après l'arrestation d'un garçon de 5 ans
-
Pluie, vent et fortes vagues en Bretagne avec le passage de la dépression Ingrid
-
Lagarde remercie "ceux qui dénigrent" l'Europe
Les juifs de Syrie souhaitent raviver leur héritage
Après avoir vu leur nombre chuter de plusieurs milliers à seulement sept personnes, des membres de la communauté juive de Syrie tentent de renouer les liens pour raviver leur héritage religieux millénaire.
Pour la première fois en plus de trente ans, des juifs résidant à Damas, rejoints par d'autres venus des Etats-Unis, ont récemment tenu une prière collective à la synagogue Faranj de la capitale.
"Nous étions neuf juifs, deux d'entre nous sont récemment décédés", raconte à l'AFP Bakhour Chamntoub, président de la communauté juive de Syrie, dans sa maison à l'architecture damascène traditionnelle. "Je suis le plus jeune. Les autres sont âgés et restent chez eux", ajoute ce sexagénaire, tailleur de profession.
Après la chute de Bachar al-Assad en décembre dernier, plusieurs juifs syriens installés à l'étranger sont revenus.
L'AFP a rencontré Bakhour Chamntoub juste après l'enterrement d'une femme juive décédée à plus de 90 ans. "Après le décès de Mme Firdaous, que Dieu ait son âme, nous ne sommes plus que sept", dit-il avec émotion, soulignant qu'une voisine palestinienne avait pris soin d'elle dans ses derniers jours.
En Syrie, des institutions funéraires musulmanes assurent le lavage rituel des morts juifs avant leur enterrement.
Le conflit israélo-arabe a considérablement touché les communautés juives de plusieurs pays arabes, dont la Syrie, où elles ont été fréquemment persécutées, notamment après la guerre de 1967.
Les juifs de Syrie, présents depuis des siècles avant Jésus-Christ, ont pu pratiquer librement leur religion sous les Assad.
Toutefois, sous Hafez al-Assad, leurs déplacements étaient restreints et les voyages à l'étranger interdits jusqu'en 1992.
Depuis, leur nombre est passé d'environ 5.000 à seulement sept personnes vivant actuellement à Damas.
Avec la chute de Bachar al-Assad, un responsable des nouvelles autorités a assuré à Bakhour Chamntoub que la communauté juive et ses biens ne seraient pas inquiétés, raconte-t-il.
- "Arbre déraciné" -
Il espère établir un pont entre les derniers juifs de Syrie et ceux de la diaspora pour préserver l'héritage juif syrien et restaurer les synagogues et propriétés dispersées dans le pays.
Sur sa page Facebook, il partage des images du quartier juif et des synagogues de Damas, ainsi que des nouvelles de la communauté, souvent réduites aux décès. Ses publications suscitent de nombreux commentaires de juifs syriens expatriés, nostalgiques de leur ancien quartier.
Devant la synagogue Faranj, l'un des plus de vingt lieux de culte juifs en Syrie, le rabbin syro-américain Youssef Hamra, 77 ans, souligne que la prière tenue récemment était la première depuis des décennies.
"Je suis le dernier rabbin à être parti de Syrie, j'ai vécu 34 ans en Amérique. Nous aimons ce pays, nous y avons grandi", confie-t-il. "Quand j'ai quitté la Syrie avec ma famille, j'ai eu l'impression d'être un arbre déraciné de sa terre", dit-il avec émotion.
Henri, 47 ans, exprime sa joie: "c'est ma première visite depuis 1992. Cette synagogue était le foyer de tous les juifs. C'était leur premier arrêt lorsqu'ils revenaient en Syrie."
Avec le début de la guerre civile en 2011, les visites des juifs syriens se sont raréfiées et toutes les synagogues ont fermé. La synagogue du prophète Elie, située dans le quartier de Jobar à Damas, a été pillée et détruite, alors qu'elle attirait autrefois des pèlerins juifs du monde entier. Parmi les objets volés figure un rouleau de la Torah, considéré comme l'un des plus anciens du monde.
Bakhour Chamntoub dit avoir ressenti une "joie indescriptible" en priant en groupe. "J'ai besoin d'autres juifs dans le quartier", confie-t-il, espérant voir un jour ses coreligionnaires revenir.
Mais Youssef Hamra reste sceptique: "ma liberté est une chose, mes attaches familiales en sont une autre."
Sa famille est installée à l'étranger, comme la majorité des juifs syriens, dont il estime aujourd'hui le nombre, avec leurs descendants, à environ 100.000.
"Les opportunités dans les pays occidentaux font que beaucoup de juifs ne reviendront pas" s'installer, dit-il.
Son espoir: créer un musée pour commémorer la présence juive en Syrie.
"Si personne ne revient, ne se marie et n'a d'enfants ici, nous disparaîtrons bientôt", conclut-il.
A.Ammann--VB