-
Indonésie/incendies: l'épaisse fumée entrave l'intervention des secours japonais
-
Carburants: la colère des pêcheurs enfle, ports bloqués et réunion au ministère
-
Modi promeut l'Inde comme futur hub mondial de la fabrication de puces
-
Charles III réunit les poids lourds de l'IA en Ecosse pour réclamer des garanties
-
Après les menaces de Trump, l'UE cherche à rassurer sur son rapprochement avec le Canada
-
La Bourse de Paris dans le vert, soutenue par le recul des prix du pétrole
-
Macron reçoit le président libanais et le roi de Jordanie Abdallah II pour des réunions sur le Liban
-
En Inde, une loi inquiète les personnes transgenres et leurs médecins
-
Top 14: "Être sélectionné, ce n'est pas une fin mais une étape", juge le Toulousain Graou
-
Top 14: Couilloud, un retour et déjà une influence au LOU
-
En Indonésie, des villageois payés pour observer les animaux
-
Carburant: nouveaux blocages de pêcheurs dans l'Hérault et à Nice avant une réunion avec la ministre
-
Inde: un chant de la lutte pour l'indépendance au coeur d'une polémique
-
Lula ira à l'ONU dire à Trump de "ne pas se mêler" des élections au Brésil
-
Poissons avariés, commerces au ralenti: les Gambiens exaspérés par les coupures électriques
-
En Ecosse, Charles III réunit les poids lourds de l'IA et réclame des garanties
-
Ligue Europa: l'OM et l'Europe, pour quoi faire et comment faire ?
-
Messi marque son 100e but avec l'Inter Miami et glane un nouveau trophée
-
Une sonde de la Nasa permet de découvrir un nouveau cratère sur la Lune
-
Le Congrès américain adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie
-
Espagne: le Barça danse sous la pluie et fait cavalier seul
-
Ligue Europa: nul frustrant pour Rennes à Graz
-
Ligue Europa: Lyon débute bien face à Anderlecht
-
Espagne: critiqué, Mbappé affirme soutenir les habitants de Ceuta "à 100%"
-
L'inflation "trop élevée" pousse la Fed à serrer la vis et braver Trump
-
Yémen: les Houthis font état de frappes de Ryad, qui les accuse d'attaque à La Mecque
-
Le Congrès américain s'en prend aux centres de données, en plein débat sur l'IA
-
Le chef de l'ONU appelle à une "coordination mondiale" sur l'IA
-
Pour tenter de contenir la colère sociale, Lecornu prolonge les aides sur les carburants
-
La Fed relève ses taux face à l'inflation, à contre-courant de Trump
-
Déraillement en Normandie: la SNCF prévoit "plusieurs" semaines de travaux
-
La Bourse de Paris prend des risques calculés avant la Fed
-
Gaza: 21 morts dont 12 enfants dans l'effondrement d'un immeuble
-
"On perd le contrôle", met en garde le pionnier de l'IA Yoshua Bengio
-
La plus grande aciérie d'Italie reste en suspens
-
Les Bourses européennes terminent en hausse avant l'annonce de la Fed
-
Indonésie : les habitants de Pontianak suffoquent sous la fumée des incendies
-
La gauche s'indigne d'une "exposition antiavortement" au Parlement européen
-
Alpes 2030: le CIO rassuré, mais qui maintenant pour incarner ces Jeux?
-
L'ex-président du Kosovo condamné à 25 ans de prison pour crimes de guerre
-
Un plan national pour organiser la lutte contre le frelon asiatique
-
Cancer du sein: à l'Institut Curie, la recherche explore les tumeurs sur puce
-
France: près de 8.000 décès en excès après un été de canicules quasi continues
-
Les eurodéputés autorisent les frais de traitement sur les petits colis
-
Royaume-Uni: le Premier ministre promet des "décisions difficiles" avant le budget
-
Le président libanais veut un accord de sécurité avec Israël, qui pourrait préluder à la paix
-
Ryad accuse les Houthis du Yémen d'avoir attaqué La Mecque, "une ligne rouge"
-
L'IA menace d'accroître les inégalités de genre sur le marché du travail, selon un rapport
-
Le procès pour corruption de Rachida Dati s'est ouvert, en l'absence de Carlos Ghosn
-
Philippe Brun écarté pour des accusations de violence, la primaire de la gauche commence mal
Afghanistan: les présentateurs télé masqués par solidarité avec les présentatrices
Quelques secondes avant de passer à l'antenne, le présentateur afghan Nisar Nabil met un masque noir, un geste symbolique pour protester contre la décision des talibans d'obliger les présentatrices à couvrir leur visage à la télévision.
"Nous prenons position pour soutenir nos collègues féminines", a expliqué à l'AFP Nisar Nabil, qui travaille à TOLOnews, la principale chaîne d'information privée d'Afghanistan.
"Lors de nos émissions d'information en direct ou de nos émissions politiques, nous portons des masques en guise de protestation", a-t-il ajouté, après avoir présenté masqué un bulletin d'information.
Depuis leur retour au pouvoir l'année dernière, les talibans ont imposé une série de restrictions à la société civile, dont une grande partie visent à soumettre les femmes à leur conception intégriste de l'islam.
Au début du mois, le chef suprême des talibans, Hibatullah Akhundzada, a émis un ordre selon lequel les femmes devaient se couvrir entièrement en public, y compris le visage, idéalement avec la burqa, un voile intégral doté d'une grille en tissu au niveau des yeux.
Auparavant, un foulard couvrant les cheveux suffisait.
Le redouté ministère afghan de la Promotion de la vertu et de la Prévention du vice avait ordonné aux présentatrices de télévision de s'y conformer d'ici samedi.
- "Pression sur les médias" -
Les journalistes femmes avaient d'abord choisi de ne pas se plier à cet ordre, en passant à l'antenne en direct sans dissimuler leur visage.
Avant de faire volte-face: dimanche, les présentatrices portaient le voile intégral, laissant uniquement voir leurs yeux et leur front, pour présenter les journaux sur les chaînes TOLOnews, Ariana Television, Shamshad TV et 1TV.
Par solidarité avec leurs consœurs et pour protester contre l'ordre des talibans, les présentateurs de TOLOnews et 1TV ont décidé de passer à l'antenne en portant des masques noirs.
Ainsi masqués, ils présentent aussi parfois des émissions en commun avec leurs collègues féminines.
"Les talibans veulent faire pression sur les médias avec ces restrictions (...). Ils veulent que les médias fonctionnent selon leurs plans", a regretté Nisar Nabil, portant une cravate et vêtu d'un blazer et d'un jean.
Dans les bureaux de 1TV, une autre importante chaîne privée, les présentateurs masculins et les employés du réseau portent aussi des masques, tandis que les femmes sont vêtues d'un voile intégral, laissant uniquement voir leurs yeux et leur front.
"Nous sommes d'accord avec nos présentatrices qui acceptent de porter des hijabs islamiques mais ne souhaitent pas avoir de masque, car il est difficile de tenir une émission pendant trois ou quatre heures comme ça", a déclaré à l'AFP le rédacteur en chef de la chaîne, Idrees Faroqi.
- Restrictions pour les présentateurs ? -
"Nous espérons qu'ils (les talibans) reviendront sur leur décision et supprimeront ces restrictions", ajoute-t-il.
Derrière lui, une journaliste présente un bulletin d'information. Pendant les pauses, elle essuie la sueur qui perle sur son visage.
Les responsables talibans ne semblent pas s'orienter vers une annulation du décret.
"Si obliger les présentateurs à porter une cravate est accepté, alors pourquoi obliger à porter un hijab serait-il un mal", a estimé le porte-parole adjoint du gouvernement Inamullah Samangani, sur Twitter cette semaine.
"Si une cravate peut faire partie d'un uniforme (à la télévision), pourquoi un hijab ne peut-il pas en faire partie aussi ?", a-t-il ajouté.
Selon Mohib Yousufi, présentateur à 1TV, ce n'est qu'une question de temps avant que les autorités n'imposent aussi des restrictions vestimentaires aux hommes.
"De nombreux présentateurs masculins craignent maintenant qu'il y ait aussi des restrictions sur leur façon de s'habiller", s'inquiète le journaliste, portant costume et masque noir.
Sur la télévision d'Etat, où aucune femme ne présente le journal, les présentateurs masculins portent maintenant le shalwar kameez - la tunique traditionnelle afghane - et un turban.
K.Thomson--BTB