-
Koh-Lanta All Stars : Dorian revient sur une décision de Lola
-
John Frieda, coiffeur de nombreuses célébrités, est mort
-
Un objet de Brigitte Bardot au centre d’accusations visant Bernard d’Ormale
-
Christine Bravo se montre sceptique sur le couple Hanouna-Loustau
-
Le prince Harry redoute d’être écarté de la succession de Charles III
-
À 18 ans, Vivienne Jolie-Pitt modifie officiellement son nom
-
Benjamin Castaldi détaille les interventions esthétiques réalisées sur son visage
-
Le prince William serait intervenu pour mettre fin à une bagarre en discothèque
-
Plainte contre Cyril Hanouna : sa mère et Shana Loustau racontent leur inquiétude
-
Jordan Bardella s’oppose vivement à Gilles Bouleau lors du journal de TF1
-
Bethesda officialise le titre The Elder Scrolls VI dans un premier teaser
-
GTA 6 : le préchargement de 212 Go commencera une semaine avant la sortie
-
Xbox Nano : une petite manette ambitieuse destinée à des usages précis
-
Volkswagen ID.3 Neo : 1 500 kilomètres pour mesurer ses progrès sur autoroute
-
Adobe PDF Spaces : une IA pour centraliser et partager les documents de projet
-
Adobe PDF Spaces ajoute une conversation partagée autour des documents
-
Chery annonce une recharge capable de récupérer 500 kilomètres en cinq minutes
-
Venise reste la grande ville italienne la moins motorisée
-
Une Ferrari V12 longtemps abandonnée s’engage dans une restauration complète
-
Yamaha NMAX E : un scooter électrique conçu pour rivaliser avec les 125 thermiques
-
Renault 5 électrique : l’épreuve de 1 000 kilomètres entre Nice et Paris
-
À 82 ans, un Américain transforme son Mercedes Sprinter en logement permanent
-
La Fiat Grande Panda électrique vise désormais jusqu’à 400 kilomètres
-
Cinéma : les principaux films à découvrir le mercredi 4 novembre
-
L’enseignement catholique défend une école fondée sur la fraternité et la liberté
-
Après la défaite républicaine, Donald Trump salue les démocrates et brandit son veto
-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
Le délicat jeu d'équilibriste du gouvernement haïtien avec l'arrivée des forces kényanes
Confrontés au besoin urgent de rétablir la sécurité mais aussi de regagner la confiance de la population, les nouveaux dirigeants haïtiens doivent se livrer à un difficile jeu d'équilibriste avec l'arrivée de policiers kényans à Port-au-Prince.
Les autorités provisoires, qui n'ont pas été élues, et leurs soutiens internationaux affirment que la mission menée par le Kenya et appuyée par l'ONU est essentielle pour arracher la capitale aux gangs qui terrorisent les habitants.
Mais le souvenir de précédentes interventions étrangères reste vif.
"Après leur départ, les mêmes choses vont se reproduire", affirme à l'AFP un résident de Port-au-Prince qui a préféré rester anonyme.
"La véritable solution ne viendra pas des étrangers. Ce n'est pas à eux de venir résoudre quoi que ce soit", ajoute-t-il, en appelant les dirigeants haïtiens à "s'unir pour avancer".
Haïti souffre depuis longtemps de la violence des gangs. Mais la situation s'est encore détériorée fin février lorsque des groupes armés ont lancé des attaques coordonnées à Port-au-Prince, affirmant vouloir renverser le Premier ministre controversé de l'époque, Ariel Henry.
Ce dernier a depuis démissionné, remettant le pouvoir à un conseil présidentiel de transition qui a nommé Garry Conille Premier ministre.
La tâche du nouveau gouvernement transitoire est monumentale: soulager la profonde crise politique, humanitaire et sécuritaire et ouvrir la voie aux premières élections depuis 2016.
"Aucun responsable en Haïti n'a été élu. Nous sommes donc en terrain très inconnu", dit François Pierre-Louis, professeur de sciences politiques au Queens College de New York.
"Tout en Haïti aujourd'hui est inconstitutionnel, illégitime", ajoute cet ancien conseiller du gouvernement haïtien.
- Besoin de sécurité -
Ravivant les interrogations sur la manière dont les forces kényanes vont gérer les troubles en Haïti, la police au Kenya a récemment tiré à balles réelles sur des manifestants.
Haïti elle-même garde le souvenir amer d'interventions étrangères brutales, d'une occupation américaine de deux décennies au début des années 1900 à une épidémie meurtrière de choléra liée à une mission de maintien de la paix de l'ONU dans les années 2010.
Pour être éligibles au conseil présidentiel de transition, soutenu par les Etats-Unis et la Communauté des Caraïbes, les candidats devaient impérativement accepter le principe du déploiement de la force multinationale menée par le Kenya.
"Cela a donné dès le départ l'impression qu'il s'agissait encore d'un gouvernement choisi par les étrangers", estime Jake Johnston, chercheur au Centre pour la recherche économique et politique à Washington.
Un conseil national de sécurité censé aider à superviser la mission doit encore être mis sur pied, et "personne ne peut dire (...) qui, au bout du compte, est responsable, (et) comment se déroulera le contrôle", dit-il.
Malgré tout, de nombreux Haïtiens, avides d'un retour à l'ordre, disent soutenir la force.
"Nous vivons dans un pays où l'on ne peut plus rien faire. Mes enfants ne vont plus à l'école. Ce serait vraiment merveilleux pour nous que les enfants puissent se sentir à leur aise. Parce que ces enfants qui sont en train de grandir ne doivent pas vivre à leur tour ces actions", dit ainsi Nathalie, 20 ans.
- Tenir des élections, réaliste? -
Le fait que les autorités actuelles peinent à regagner le contrôle de pans du pays signifie que tenir des élections pourrait être impossible, jugent des experts.
Après le tremblement de terre qui a dévasté Haïti en 2010, les Etats-Unis et d'autres avaient fait pression pour que des élections, retardées par la catastrophe, soient organisées le plus rapidement possible. Résultat: un scrutin marqué par des violences, largement considéré comme illégitime.
Au-delà du besoin urgent de rétablir la sécurité, le gouvernement doit s'évertuer à restaurer la confiance.
Les liens historiques entre certains politiques haïtiens et les gangs, par exemple, alimentent la méfiance.
Traditionnellement, "le gouvernement ne fait pas beaucoup pour la plupart des gens et personne n'a confiance en l'Etat", affirme M. Johnston. "Si cela ne change pas (...), il est vraiment difficile de voir comment cette dynamique pourrait changer".
Dans un entretien à l'AFP mardi à Washington, le Premier ministre Garry Conille a reconnu que la population avait "historiquement perdu confiance dans ses institutions", promettant d'agir dans la "transparence".
D.Bachmann--VB