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Le profanateur du Coran Salwan Momika arrêté en Norvège, risque l'expulsion
Salwan Momika, réfugié irakien en Suède qui a déclenché l'an dernier une vague d'indignation en profanant le Coran, a été arrêté en Norvège et sera expulsé vers la Suède "dès que possible", selon une décision de justice consultée jeudi par l'AFP.
M. Momika, chrétien irakien qui a plusieurs fois brûlé un exemplaire du Coran à l'été 2023 en Suède, a été arrêté le 28 mars par la police norvégienne. Il s'était rendu en Norvège fin mars après la révocation de son permis de séjour suédois.
La Norvège prévoit d'expulser l'intéressé "dès que possible" vers la Suède, conformément au règlement de Dublin sur les réfugiés, selon la décision du tribunal d'Oslo consultée par l'AFP.
"L'expulsion aura lieu dès que les dispositions formelles et pratiques auront été prises", précise le tribunal.
Ces profanations du Coran ont déclenché des manifestations et des condamnations dans de nombreux pays musulmans.
En Irak, des manifestants s'en sont pris à l'ambassade de Suède à Bagdad à deux reprises en juillet, déclenchant un incendie dans l'enceinte à la deuxième tentative.
Le gouvernement suédois a condamné les profanations du Coran mais a souligné l'importance des lois sur la liberté de rassemblement et d'expression sur son sol.
En octobre, l'agence suédoise des Migrations a révoqué le permis de séjour de Momika, disant qu'il leur avait fourni de fausses informations lors de sa demande d'asile. Un permis temporaire lui a été octroyé, faute de pouvoir le renvoyer en Irak.
Un mois plus tôt, l'Irak avait demandé son extradition en raison de ses profanations du Coran.
La veille de son départ pour la Norvège, Salwan Momika a déclaré à l'AFP que "la Suède est devenue une menace pour moi depuis la décision de m'expulser et la menace de m'extrader", qualifiant de "gros mensonge" la liberté d'expression et la protection des droits de l'Homme dans le pays scandinave.
U.Maertens--VB