-
Présidentielle : Bruno Retailleau pousse Edouard Philippe vers une primaire
-
SNCF : les syndicats demandent un rattrapage salarial face à l’inflation
-
BMW abaisse de nouveau ses objectifs après un troisième trimestre en recul
-
Raymond Aabou absent de Fun Radio après une blessure lors d’une partie de padel
-
EuroMillions du 3 novembre : l’horoscope désigne un signe favorisé par le tirage
-
Attaque raciste de Trappes : l’enquête détaille la préparation de Kevin T.
-
Gisèle Pelicot évoque une nouvelle relation et une vie reconstruite
-
Quotidien : Salhia Brakhlia critique Maud Bregeon et Édouard Philippe sur la présidentielle
-
PostgreSQL 19 retardé après une vague de rapports de bugs générés par l’IA
-
Google glisse un hommage à Zelda Ocarina of Time dans son moteur de recherche
-
Zelda Ocarina of Time : le remake renonce au voyage rapide pour préserver l’exploration
-
Singles Day 2026 : les premières promotions apparaissent avant le 11 novembre
-
Cyberattaque aux supermarchés : Delhaize annonce le retour à la normale
-
Godzilla Minus Zero prolonge avec ambition le succès de Minus One
-
Californie : Proposition 40, une taxe historique sur les milliardaires
-
Dix ans après Montreuil-Bellay : la famille Théodore réclame réparation pour les internements tsiganes
-
Cercle Bruges : Pedro Caixinha succède à Lars Friis comme entraîneur
-
Route du Rhum : Francis Joyon secouru après le chavirage de son voilier
-
Crans-Montana : une nouvelle audition de Jacques Moretti ravive les attentes des victimes
-
Olivier de Kersauson : entre son manoir bigouden et la Polynésie
-
Jurassic Park : la bande-annonce perdue de la série animée annulée en 1993 retrouvée
-
Ukraine : une frappe russe fait 26 morts et fragilise les perspectives de paix
Pékin nie être derrière les cyberattaques visant Washington, Londres et Wellington
La Chine a rejeté mardi les accusations des gouvernements américain, britannique et néo-zélandais d'être derrière plusieurs cyberattaques contre leurs institutions publiques, et dit avoir "protesté fermement auprès des Etats-Unis et des parties concernées".
Pékin "a protesté fermement auprès des Etats-Unis et des parties concernées et prendra toutes les mesures nécessaires pour préserver ses droits et intérêts légitimes", a déclaré Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
Washington "a joint ses forces avec le Royaume-Uni pour monter en épingle ces soi-disantes cyberattaques chinoises", a-t-il dénoncé.
Dans de rares accusations publiques et détaillées désignant Pékin, les trois gouvernements ont dénoncé une série de cyberattaques au cours des dernières années, dans une démarche apparemment concertée pour demander des comptes à la Chine.
Le ministère américain de la Justice a annoncé avoir inculpé sept Chinois pour une "prolifique opération de piratage informatique à l'échelle mondiale" pendant 14 ans visant à contribuer aux "objectifs d'espionnage économique et de renseignement extérieur" de Pékin.
Cette opération a nécessité l'envoi de plus de 10.000 courriels visant des entreprises, hommes politiques, candidats aux élections et journalistes travaillant aux Etats-Unis et à l'étranger, a précisé lundi la vice-ministre de la Justice, Lisa Monaco.
Selon Washington, un groupe baptisé APT31 est à l'origine de ce "programme de cyberespionnage" qui aurait été géré par le puissant ministère chinois de la Sécurité de l'Etat depuis la ville de Wuhan (centre).
Les pirates ont eu accès à "des comptes de messagerie, des comptes de stockage en nuage (cloud, ndlr) et des enregistrements d'appels téléphoniques", a déclaré le ministère américain de la Justice.
- "Défi historique" -
Peu après, le vice-Premier ministre britannique Oliver Dowden a annoncé devant le parlement à Londres que "des acteurs affiliés à l'Etat chinois" avaient commis "deux cyberactions malveillantes" en 2020 et 2021.
Il a dénoncé des cyberattaques contre des parlementaires critiques de Pékin et contre la Commission électorale du Royaume-Uni.
"Il s'agit du dernier épisode d'une série d'activités hostiles de la Chine, qui comprennent le ciblage d'institutions démocratiques et de parlementaires au Royaume-Uni et dans d'autres pays", a-t-il affirmé alors que Londres doit organiser des élections législatives dans quelques mois.
L'attaque contre la Commission électorale avait permis d'avoir accès à des serveurs contenant notamment des copies des registres électoraux avec les données de 40 millions d'électeurs, selon les médias britanniques.
Selon M. Dowden, cette cyberattaque n'aura pas d'incidence sur le prochain scrutin.
Mais l'ambassadeur chinois sera convoqué, a-t-il précisé, et deux individus et leur organisation vont aussi faire l'objet de sanctions pour leur "implication dans des cyberactivités malveillantes", au Royaume-Uni et ailleurs dans le monde.
Il s'agit de Zhao Guangzong et Ni Gaobin, tous les deux membres de l'organisation APT31, également sanctionnés par les Etats-Unis.
Se voulant rassurant, le Premier ministre britannique, Rishi Sunak, a déclaré que le Royaume-Uni ferait "le nécessaire" pour assurer sa sécurité et se protéger face au "défi historique" que pose une Chine "de plus en plus affirmée".
- "Calomnies" -
En réaction, l'ambassade de Chine en Grande-Bretagne a dénoncé des accusations "totalement infondées" et "des calomnies".
Dans une annonce coordonnée, Wellington a accusé un groupe lié à Pékin d'avoir piraté en 2021 le système informatique du bureau de parlement en charge de l'élaboration et la publication des lois.
L'agence néo-zélandaise de cybersécurité a établi un lien entre un groupe connu sous le nom d'"APT40", "soutenu par l'Etat" chinois, et une cyberattaque contre des services du parlement, a déclaré mardi la ministre de la Défense Judith Collins.
Le Premier ministre néo-zélandais Christopher Luxon a reconnu devant la presse que l'attribution de la cyberattaque à la Chine était un "pas important", susceptible de jeter un froid sur les bonnes relations avec le principal partenaire commercial du pays.
Wellington a fait part de ses protestations à l'ambassadeur chinois dans le pays, a précisé le chef de la diplomatie néo-zélandaise, Winston Peters.
L'ambassade de Chine à Wellington a rejeté ces accusations "sans fondement" et fait part de son "vif mécontentement".
Ces dernières années, les pays occidentaux se montrent de plus en plus disposés à dénoncer les cyberopérations malveillantes et à pointer du doigt les gouvernements étrangers, en particulier la Chine, la Russie, la Corée du Nord et l'Iran.
En septembre 2023, M. Sunak avait déjà dénoncé auprès de son homologue chinois Li Qiang des "interférences" de Pékin au parlement de Westminster, après la révélation de deux arrestations pour espionnage survenues six mois auparavant.
Les Etats-Unis, le Royaume-Uni ainsi que la Nouvelle-Zélande, l'Australie et le Canada, font partie du réseau d'échange de renseignements Five Eyes.
burs-arb-lgo-ka/sbr/cab
W.Huber--VB