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Nouvelle défaite en justice pour le prince Harry sur la prise en charge de sa sécurité au Royaume-Uni
Le prince Harry estimait avoir le droit à une protection systématique de la police lorsqu'il se rend au Royaume-Uni, mais la justice britannique lui a donné tort mercredi, considérant que sa mise en retrait de la famille royale avait changé son statut.
Le duc de Sussex, fils cadet du roi Charles III, et son épouse Meghan, ont perdu leur protection systématique des forces de l'ordre aux frais du contribuable britannique, après avoir décidé de se mettre en retrait de la famille royale en 2020 et de s'installer aux Etats-Unis.
Mais le prince Harry, qui ne s'est rendu que rarement au Royaume-Uni ces dernières années, contestait la décision des autorités de lui accorder désormais une protection au cas par cas.
Mercredi, la Haute Cour de Londres a estimé que cette décision "n'était pas irrationnelle", n'avait "pas été entachée d'injustice" et que la stratégie du cas par cas désormais adoptée par la police "était, et est, légalement fondée".
Il s'agit de la deuxième défaite en justice pour le prince Harry en ce qui concerne la prise en charge de sa sécurité lorsqu'il se rend au Royaume-Uni. Dans une autre procédure conclue en mai dernier, la justice lui avait refusé le droit de bénéficier d'une protection policière en la payant avec ses fonds personnels.
Le sujet est sensible pour le prince, qui tient la presse et les paparazzis pour responsables de l'accident de voiture qui a tué sa mère, la princesse Diana, à Paris en 1997.
Ses voyages au Royaume-Uni -- une poignée en un an, pour le couronnement de Charles III en mai ou début février pour rendre visite à son père atteint d'un cancer -- sont eux aussi scrutés par les médias, même s'ils adoptent désormais une attitude plus policée avec les membres de la famille royale.
Dans un témoignage écrit lu durant les débats début décembre, dont une grande partie se sont tenus à huis clos en raison des informations sécuritaires confidentielles évoquées, Harry avait affirmé que ses craintes pour sa sécurité et celle de sa famille l'empêchait de venir plus régulièrement dans le pays.
"Je ne peux pas mettre ma femme en danger de cette façon, et étant donné ce que j'ai vécu, je suis également réticent à me mettre inutilement en danger", avait-il affirmé.
- "Changement de statut" -
Son avocate avait fait valoir qu'une décision au cas par cas sur sa sécurité "entraîne une incertitude excessive" pour le prince et les personnes chargées de sa sécurité.
L'avocat du ministère de l'Intérieur avait lui défendu la décision du Home Office d'accorder au duc de Sussex une protection "sur mesure" et "selon le contexte" entourant ses déplacements au Royaume-Uni, du fait de son "changement de statut" au sein de la famille royale.
Avec son départ en 2020, le duc de Sussex ne fait plus partie des membres actifs de la famille royale, contrairement au roi, à la reine Camilla, ou par exemple à son frère le prince William et son épouse Kate.
Le Home Office a salué la décision de la Haute Cour, affirmant que "le système de sécurité du gouvernement britannique en matière de protection est rigoureux et proportionné".
En froid avec sa famille, contre laquelle il a multiplié les attaques, dans des mémoires et un documentaire diffusé en 2022 sur Netflix, le prince Harry s'est aussi engagé dans une croisade judiciaire contre les tabloïds, avec plus ou moins de réussite.
En décembre dernier, la justice a ainsi condamné l'éditeur du tabloïd The Mirror pour avoir obtenu des informations en piratant la messagerie du prince ou de son entourage, ou par d'autres procédés illicites.
En janvier, Harry a en revanche renoncé à une procédure en diffamation contre la société éditrice du Mail on Sunday, qu'il avait attaquée concernant un article de 2022 relatif à sa protection policière.
T.Germann--VB