-
Les Bosniens votent aux élections générales dans une profonde division
-
Top 14: Toulouse toujours leader, devant Pau et Bayonne, premier point de Vannes
-
Ligue des nations: l'Espagne enchaîne contre la République tchèque
-
Les Houthis disent avoir ciblé un site d'Aramco à Ryad, après des raids saoudiens sur Sanaa
-
Ethiopie: l'armée fédérale est entrée dans Mekele, capitale du Tigré, selon une source humanitaire
-
Dans l'Eure, des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides
-
Espagne : manifestations monstres pour le logement, après le rejet des mesures du gouvernement
-
Les Houthis accusent Ryad de pilonner Sanaa, qu'ils contrôlent, incendie sur un site saoudien d'Aramco
-
Mode/Paris : Allure légère pour contexte lourd chez Hermès
-
Equipe de France : Jacquet le bienheureux
-
Brésil : Lula et Flavio Bolsonaro bouclent leur campagne avant un scrutin serré
-
Des milliers de personnes manifestent contre l'usage des pesticides dans l'Eure
-
Equipe de France : Dembélé, le débat relancé
-
Espagne : après le rejet des mesures du gouvernement, des manifestations monstres pour le droit au logement
-
La Russie appelle les diplomates et étrangers à quitter Kiev, ciblée à répétition
-
La Corée du Nord affirme avoir lancé un missile balistique utilisant l'IA
-
Fortes explosions entendues dans la capitale yéménite, aux mains des combattants Houthis
-
GP de Bahreïn en Malaisie: Verstappen (Red Bull) s'élancera juste devant Hamilton (Ferrari)
-
Ethiopie: les forces tigréennes quittent Mekele, capitale du Tigré
-
Fin de quinquennat lugubre pour la Macronie
-
Vol flydubai: l'enquête établit un "acte terroriste"
-
Cancer du sein avant 40 ans: plus agressif, plus toxique et une vie sociale bouleversée
-
La responsabilité climatique des pétroliers devant la Cour suprême
-
Changement climatique : en Belgique, un tapis vert sur les canaux de Gand
-
Venezuela: lumière dans le ciel pour les morts, 100 jours après le double-séisme
Iran: le procureur promet des résultats rapides sur le port obligatoire du voile
Le Parlement et l'Autorité judiciaire iraniens travaillent sur la question du port obligatoire du voile pour les femmes, a annoncé le procureur général en promettant des résultats rapides, sans préciser dans quel sens cette loi pourrait être modifiée.
L'Iran connaît des troubles depuis la mort de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans décédée le 16 septembre après son arrestation par la police des moeurs pour avoir enfreint le code vestimentaire de la République islamique, imposant aux femmes de porter le voile en public.
Depuis, les Iraniennes ont été le fer de lance des manifestations, criant des slogans antigouvernementaux, enlevant et brûlant leur foulard.
Le Conseil suprême de la sécurité nationale a déclaré samedi que "plus de 200 personnes" avaient été tuées en deux mois et demi de protestations. Ce nombre comprend, selon l'agence officielle Irna, "les morts civils et des forces de sécurité, les victimes de heurts entre groupes opposés, les émeutiers et les groupes contre-révolutionnaires et séparatistes"
Lundi dernier, le général Amirali Hajizadeh, du corps des Gardiens de la Révolution, a fait état de plus de 300 morts.
Le Conseil estime en outre que le montant des dommages s'élève à "des milliers de milliards de rials" (1 dollar équivaut à 360.000 rials).
"Le Parlement et le pouvoir judiciaire travaillent" sur cette question, a déclaré le procureur général Mohammad Jafar Montazeri, cité vendredi par l'agence de presse Isna. Il n'a pas précisé ce qui pouvait être modifié dans la loi, d'autant que le président ultra-conservateur Ebrahim Raïssi a déjà imposé de nouvelles restrictions vestimentaires.
Le voile est devenu obligatoire en Iran en 1983, quatre ans après la révolution islamique de 1979. La police des moeurs, connue sous le nom de Gasht-e Ershad (patrouilles d'orientation), a été créée sous le président ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, pour "répandre la culture de la décence et du hijab".
Le procureur général a annoncé une date prochaine pour les résultats de l'examen sur le port obligatoire du hijab. "Par exemple, nous avons eu une réunion avec la Commission culturelle du Parlement mercredi et nous verrons les résultats dans une semaine ou deux", a-t-il dit dans un discours prononcé à Qom, au sud de Téhéran.
Cet ultraconservateur a demandé aux "familles des martyrs" et aux "Hawzah" (séminaires d'étude des valeurs islamiques chiites), d'exiger une action des organes exécutifs dans la lutte contre la désobéissance au port du voile.
Pour sa part, le président Raïssi a déclaré samedi à Téhéran lors d'une conférence: "Notre constitution a des valeurs et des principes solides et immuables (...) Mais il existe des méthodes de mise en œuvre de la constitution qui peuvent être infléchies".
Depuis la mort de Mahsa Amini et les manifestations qui ont suivi, un nombre grandissant de femmes se découvre la tête, notamment dans le nord huppé de Téhéran.
S.Keller--BTB