-
Séisme de magnitude 7,7 au Japon: six blessés, pas de dégâts importants
-
Royaume-Uni: Charles III rend hommage à sa "chère maman" Elizabeth II, qui aurait eu 100 ans
-
Le groupe derrière Hello Kitty va créer ses propres jeux vidéo
-
Les Bourses d'Europe prudentes à l'ouverture
-
"Le diable s'habille en Prada 2" et ses stars offrent une avant-première glamour à New York
-
Le Turkménistan, géant gazier, de plus en plus dépendant des exportations vers la Chine
-
Tennis: à Madrid, Sinner en quête d'un 5e Masters 1000 consécutif
-
Feux, plantes sous stress: à Cannes, des satellites assemblés pour scruter une planète déréglée
-
Coupe d'Italie: l'Inter Milan rêve du doublé
-
Play-offs NBA: Minnesota et Atlanta égalisent, Cleveland se détache
-
France: l'impact de la guerre au Moyen-Orient estimé entre 4 et 6 milliards d'euros, selon Roland Lescure
-
Surprise chez Apple, Tim Cook remplacé à la direction après 15 ans de mandat
-
Pour 36 milliards de plus, les députés revoient la programmation militaire
-
Léon XIV attendu en Guinée équatoriale, dernière étape de sa tournée africaine
-
La Virginie appelée à voter pour riposter au redécoupage électoral voulu par Trump
-
Le gouvernement s'apprête à annoncer des milliards d'euros d'économies
-
Mexique: une touriste tuée et plusieurs autres blessés dans une fusillade sur une pyramide
-
Tim Cook chez Apple, 15 ans de croissance exceptionnelle sans révolution
-
NBA: Victor Wembanyama sacré meilleur défenseur de la saison
-
Mexique: une touriste tuée et quatre blessés par un tireur sur le site archéologique de Teotihuacan
-
Mexique: une Canadienne tuée, 4 blessés dans une fusillade sur le site archéologique de Teotihuacan
-
Wall Street termine sur la défensive
-
Semi-conducteurs: des aides publiques "hors norme", pointe la Cour des comptes
-
Des mineurs turcs organisent un sit-in torse nu et une grève de la faim pour réclamer des salaires impayés
-
Le rappeur D4vd inculpé pour l'assassinat d'une adolescente américaine
-
Le trafic maritime à nouveau paralysé dans le détroit d'Ormuz
-
Protoxyde d'azote: un million de bonbonnes dans les incinérateurs franciliens en 2025
-
Affaire Mandelson: face aux députés, Starmer reconnaît une erreur mais se défend
-
La Bourse de Paris termine en recul (-1,12%) à deux jours de la fin du cessez-le-feu
-
Japon: crainte d'un séisme "majeur" après une secousse de 7,7, alerte au tsunami levée
-
Dissuasion nucléaire, satellite militaire : Macron et Tusk avancent sur la défense
-
Athlétisme: les Kényans Korir et Lokedi gagnent le marathon de Boston comme en 2025
-
Moyen-Orient: les Bourses d'Europe en repli à deux jours d'une échéance fatale
-
Iran: la délégation américaine sur le départ pour les pourparlers à Islamabad
-
Finances publiques: le gouvernement devrait annoncer mardi 6 milliards d'euros d'économies
-
Un trolleybus s'encastre dans un supermarché en Autriche: un mort et des blessés
-
Siemens veut lever les freins à l'IA industrielle en Europe
-
Club Med veut quasiment doubler son nombre de clients d'ici 2035
-
Enquête sur X: Elon Musk n'est pas venu, le parquet de Paris "prend acte"
-
Carburants: pas de baisse "de sitôt" pour Leclerc, pas d'avancées à Bercy
-
Les pourparlers Etats-Unis/Iran en suspens, à deux jours de l'expiration de la trêve
-
Moyen-Orient: le chaud et le froid soufflent sur les marchés boursiers
-
Tennis: Loïs Boisson a "digéré" les mois "les plus compliqués" de sa carrière (à l'AFP)
-
Wall Street opte pour la prudence face aux tensions au Moyen-Orient
-
Netanyahu promet des "mesures sévères" contre un soldat ayant frappé une statue de Jésus
-
Le rugby doit miser sur les Etats-Unis, selon le patron de la fédération internationale
-
Droits de douane: l'administration américaine a ouvert son portail de remboursement
-
Le père d'Amy Winehouse perd son procès contre deux amies de la chanteuse
-
Dans l'est de l'Angola, le pape dénonce l'"exploitation" par les "tyrans"
-
Fuite de données: le portail ANTS visé par une attaque informatique
Trump veut quitter l’OTAN
Le 1er avril 2026, le président américain a accordé un bref entretien au Daily Telegraph dans lequel il a qualifié l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) de « tigre de papier » et a affirmé que le retrait des États‑Unis n’était plus « à l’étude ». Cette déclaration a été répétée à plusieurs reprises ces dernières semaines : frustré par ce qu’il perçoit comme l’incapacité de ses alliés à soutenir Washington dans la guerre menée en Iran, il menace ouvertement de « claquer la porte » de l’Alliance. Il a ajouté qu’il était prêt à ordonner des frappes limitées (« spot hits ») et à reconsidérer l’appartenance des États‑Unis à l’OTAN si les Européens n’alignaient pas leurs positions.
Cette bravade a créé un choc. L’OTAN, fondée en 1949 pour assurer la défense collective de ses membres, n’a jamais vu l’un de ses pays quitter l’Alliance. L’article 13 du traité prévoit la possibilité de se désengager un an après l’envoi d’une notification officielle. Mais aucun président américain n’avait jusqu’ici osé envisager un départ.
Des obstacles juridiques conséquents
Pour mesurer la portée de cette menace, il faut rappeler que, contrairement à ce que laisse entendre le chef de l’État, un retrait unilatéral serait compliqué. Une loi adoptée en 2024 stipule qu’aucun président ne peut retirer les États‑Unis de l’OTAN sans l’approbation des deux tiers du Sénat ou l’adoption d’une loi du Congrès. La disposition a été portée par Marco Rubio – devenu depuis secrétaire d’État – précisément pour prévenir un retrait intempestif. Des juristes américains estiment qu’une tentative de retrait se heurterait à un long bras de fer devant la Cour suprême.
Des experts notent toutefois qu’un président pourrait réduire la participation des États‑Unis sans dénoncer formellement le traité. Il pourrait suspendre des financements, retirer des officiers des structures de commandement ou freiner la participation aux opérations. De telles mesures, sans violer le droit, videraient l’Alliance de sa substance et auraient quasiment le même effet qu’un retrait formel.
Le contexte : guerre en Iran et tensions transatlantiques
Depuis le 28 février 2026, les États‑Unis et Israël bombardent des cibles iraniennes pour empêcher Téhéran de bloquer le détroit d’Hormuz et d’accéder au nucléaire. Cette guerre a provoqué des milliers de victimes dans la région et bouleversé l’économie mondiale, en particulier les marchés pétroliers. L’administration américaine réclame un soutien actif de ses alliés européens.
Or plusieurs pays refusent de s’engager. La France a bloqué le survol de son territoire par des avions transportant des armes vers Israël, arguant du respect du droit international. L’Italie a refusé que des bombardiers américains transitent par la base de Sigonella en Sicile, sauf autorisation spécifique. L’Espagne a fermé son espace aérien aux avions engagés dans les frappes sur l’Iran, estimant que les bases espagnoles ne peuvent servir qu’à la défense collective de l’OTAN. Ces décisions illustrent une fracture profonde : des alliés historiques contestent la légitimité d’une guerre lancée sans mandat international, pendant que Washington les accuse de déloyauté.
Des répercussions politiques majeures
L’annonce d’un possible retrait a semé l’inquiétude sur les deux rives de l’Atlantique. Les experts en sécurité soulignent que l’OTAN repose largement sur les capacités américaines : les États‑Unis représentent environ 60 % des dépenses de défense cumulées des alliés. Sans la participation américaine, l’Alliance perdrait sa force de dissuasion et obligerait les Européens à assurer seuls leur sécurité. De nombreux responsables européens craignent un vide sécuritaire qui profiterait à des puissances adverses.
Aux États‑Unis, la question divise. Des partisans du président saluent une démarche qu’ils estiment courageuse et nécessaire pour forcer les alliés à partager le fardeau. D’autres soulignent que la menace est un instrument de négociation visant à obtenir davantage de contributions financières. Une partie des électeurs conservateurs voit dans le retrait la réalisation d’une promesse isolationniste visant à se concentrer sur les intérêts nationaux. À l’inverse, les démocrates et une partie des républicains modérés redoutent un affaiblissement durable de la position américaine et un renforcement des adversaires géopolitiques.
Réactions et climat d’opinion
Les réactions enregistrées sur les réseaux sociaux et les plateformes vidéo montrent une polarisation profonde. De nombreux commentaires mettent en avant le coût des interventions militaires et dénoncent le fait que l’Europe profite de la protection américaine sans en assumer le coût. D’autres rappellent que l’OTAN a permis de prévenir les conflits en Europe pendant plus de sept décennies et considèrent la menace de retrait comme irresponsable. Certaines voix européennes y voient l’occasion de renforcer l’autonomie stratégique de l’Union et d’accélérer la constitution d’une défense commune. Des intervenants plus cyniques estiment que le président cherche avant tout à flatter son électorat et n’ira pas jusqu’à rompre avec l’Alliance.
Vers quel avenir ?
Pour l’heure, la Maison‑Blanche ne précise pas ses intentions. Dans son allocution télévisée du 2 avril 2026, le président s’est gardé d’attaquer frontalement l’OTAN, mais il a exhorté les alliés à « prendre » le détroit d’Hormuz et à lui prêter assistance. Son secrétaire à la défense, Pete Hegseth, a déclaré qu’une alliance n’a pas de valeur si certains pays ne se tiennent pas aux côtés des États‑Unis lorsque ceux‑ci en ont besoin. Marco Rubio, devenu ministre des Affaires étrangères, a jugé nécessaire de réexaminer l’intérêt de l’OTAN et de s’assurer qu’elle ne devienne pas une « voie à sens unique ».
Alors que la guerre en Iran continue et que la tension demeure vive, l’OTAN se trouve à un tournant. L’issue dépendra de l’évolution du conflit au Moyen‑Orient et de la capacité des alliés à s’entendre sur le partage des responsabilités. Au‑delà de la rhétorique, la sortie de l’Alliance apparaît aujourd’hui juridiquement difficile et politiquement périlleuse. Mais les menaces répétées fragilisent la confiance entre partenaires et forcent l’Europe à envisager un avenir où l’ombre américaine serait moins protectrice.
Pence: Les États-Unis continueront à soutenir l'Ukraine
217 fois un Allemand vacciné contre le Covid-19
L'IA, la lecture et des énigmes millénaires
Offre et demande d'hydrogène vert?
Pêche durable: Tous les thonniers sont inspectés!
OGM /e NGT: Controverse sur les techniques génomiques
Finlande: Fermeture des postes-frontières avec la Russie!
UE: corridor d'aide militaire pour l'Ukraine
Agriculteurs français: Les raisons de la colère
Saviez-vous déjà tout sur les pandas?
2024: Libre circulation pour la Roumanie et la Bulgarie