-
Ski: vainqueur du super-G, Marco Odermatt lance parfaitement son weekend à Kitzbühel
-
Budget: Lecornu surmonte deux motions de censure et engage un nouveau 49.3
-
Rares moments de joie à Kaboul après les premières chutes de neige hivernales
-
Minnesota: nouvelle vague de colère après l'arrestation d'un garçon de 5 ans
-
Pluie, vent et fortes vagues en Bretagne avec le passage de la dépression Ingrid
-
Lagarde remercie "ceux qui dénigrent" l'Europe
-
Stars et stylistes aux funérailles du couturier Valentino à Rome
-
Situation "volatile" dans le plus grand camp de familles de jihadistes en Syrie, selon l'ONU
-
Pakistan: arrestation d'une célèbre avocate en droits humains
-
En Israël, l'amertume d'une localité bédouine après une opération de police meurtrière
-
Budget: Lecornu défend le recours au 49.3, la censure repoussée
-
Compter les oiseaux pour mieux les protéger
-
Moscou exige le départ des troupes de Kiev du Donbass, avant une réunion à Abou Dhabi
-
To Lam reconduit pour cinq ans à la tête du Vietnam
-
Open d'Australie: Alcaraz, Gauff et Sabalenka au rendez-vous des 8es
-
Open d'Australie: Vacherot confirme son éclosion avant le test Shelton
-
Rappel de lait infantile: tous les lots concernés "ont été retirés", assure Mme Rist
-
RDC: un an après sa chute, Goma vit dans la peur
-
Minnesota: un enfant de 5 ans détenu, Vance veut "faire baisser la température".
-
NBA: San Antonio finit fort, le derby de LA pour les Clippers
-
Open d'Australie: Alcaraz et Sabalenka au rendez-vous des 8es
-
Iran: Trump affirme qu'une "armada" navigue vers le Golfe
-
Les légendes des Jeux d'hiver: du "Nurmi des glaces" au "Blitz de Kitz" (1er volet, des JO-1924 à 1956)
-
Ligue 1: choc Marseille-Lens, le PSG chez un relégable
-
Ligue 1: Zaïre-Emery, un regain flamboyant bousculé par le retour d'Hakimi
-
Budget: Lecornu affronte deux motions de censure, avant un nouveau 49.3
-
Reprise vendredi du procès en appel du cinéaste Christophe Ruggia, jugé pour agressions sexuelles sur mineure
-
Iran: Trump affirme qu'une "armada" navigue vers le golfe Persique
-
Japon: un avocat rockeur en première ligne du combat pour la justice climatique
-
Trump s'autoproclame "faiseur de paix" mais son Conseil interroge
-
TikTok annonce créer une co-entreprise aux Etats-Unis pour y éviter son interdiction
-
Russes, Ukrainiens et Américains vont se réunir vendredi à Abou-Dhabi
-
Incendies au Chili: le parquet annonce l'arrestation du principal suspect
-
Ukraine: l'émissaire américain Witkoff s'est entretenu avec Poutine à Moscou
-
Japon: dissolution du Parlement, l'inflation au coeur des débats
-
Après le Groenland, l'Europe cherche à parer la prochaine crise avec Trump
-
Ligue Europa: Lille se saborde à Vigo et continue de creuser
-
Euro de hand: les Bleus ont vu rouge face aux Danois de Nielsen
-
Les tensions commerciales entre Colombie et Equateur montent d'un cran, menaces sur l'énergie
-
Ukraine: l'émissaire américain Witkoff s'entretient avec Poutine à Moscou
-
L'ex-procureur Jack Smith défend pied à pied ses poursuites pénales contre Trump
-
De jeunes hackers présumés, têtes d'affiche de cyberattaques en série
-
Wall Street soulagée par la perspective d'un accord sur le Groenland
-
Le Venezuela va ouvrir l'exploitation pétrolière au privé sur fond de réchauffement des relations avec Washington
-
A Davos, Zelensky juge l'Europe "fragmentée" et "perdue" face à Trump
-
Trump attaque JPMorgan Chase et son patron pour clôture abusive de ses comptes
-
Ligue Europa: Lyon se hisse en huitièmes après sa victoire à Berne (1-0)
-
Incendies au Chili : un troisième suspect interpellé dans le sud du pays
-
La France intercepte à nouveau un pétrolier de la flotte fantôme russe
-
L'Iran dit avoir "le doigt sur la gâchette", Trump estime que Téhéran veut dialoguer
Face à Trump, Canada vigilant
L’annonce de la capture de Nicolás Maduro a marqué un nouveau tournant dans la politique étrangère du président américain. Au début de janvier 2026, des forces spéciales américaines ont mené un raid nocturne à Caracas, ont neutralisé des installations militaires, coupé l’électricité et se sont emparées du chef de l’État vénézuélien et de son épouse avant de les transférer aux États‑Unis. Donald Trump a déclaré que Washington prendrait le contrôle du pays jusqu’à ce qu’une « transition sûre et judicieuse » soit organisée et a indiqué que de grandes compagnies pétrolières américaines seraient appelées à reconstruire l’infrastructure pétrolière du pays. Lors d’une conférence de presse en Floride, il s’est dit prêt à envoyer des troupes au sol et a affirmé qu’il n’y avait pas d’alternative à une administration américaine provisoire de Caracas.
Cette opération spectaculaire s’inscrit dans une doctrine bien plus large. Dans sa stratégie de sécurité nationale, la Maison‑Blanche a promulgué un « corollaire Trump » à la doctrine Monroe qui affirme la primauté des États‑Unis dans l’hémisphère occidental. Cet esprit revanchard, qui rappelle l’impérialisme du début du XXᵉ siècle, s’est rapidement matérialisé. Début janvier, à Davos, Trump a annoncé avoir obtenu un « accès total et permanent » au Groenland dans le cadre d’un accord avec l’OTAN, exigeant que les alliés renforcent leur présence militaire dans l’Arctique face à la Russie et à la Chine. Quelques jours plus tôt, il avait menacé d’imposer des droits de douane de 10 % puis 25 % sur les importations provenant de huit pays européens (Danemark, Norvège, Suède, France, Allemagne, Pays‑Bas, Finlande et Royaume‑Uni) jusqu’à ce que ces États acceptent de vendre l’île arctique aux États‑Unis. Il a insisté sur le fait que le Groenland était essentiel pour la sécurité américaine et l’accès aux minéraux et n’a pas exclu l’usage de la force. Les dirigeants européens ont jugé cette démarche « complètement erronée » et ont rappelé que le territoire est déjà couvert par le pacte de sécurité de l’OTAN. Le premier ministre danois a réaffirmé que la souveraineté du Groenland était une ligne rouge et qu’aucune négociation ne pourrait la remettre en cause.
Ces épisodes illustrent une présidence qui bouleverse l’ordre mondial. Selon l’institut Stimson, Donald Trump est devenu « l’une des figures les plus transformatrices depuis Franklin Roosevelt » : les États‑Unis apparaissent à beaucoup comme un « acteur prédateur » et une force de déstabilisation, affaiblissant les alliances et le multilatéralisme qui étaient la marque de la politique américaine depuis 1945. Le rapport note que la militarisation des villes américaines, la dissolution du soft power (agences d’aide internationale, Voix de l’Amérique), les coupes dans la recherche et développement, l’abandon des institutions multilatérales comme le sommet sur le climat ou le G‑20 et la remise en cause du commerce mondial nourrissent l’inquiétude d’une Amérique en rupture avec les règles du système qu’elle a elle‑même créé. La même étude souligne que les conditions d’une crise économique sont réunies : des actifs surévalués, l’inflation alimentée par les droits de douane et des ménages fragilisés, tandis que le président n’offre pour seules solutions que des chèques ponctuels et l’abandon de ses propres taxes sur quelques produits. Cette combinaison de nationalisme économique, de militarisme et d’unilatéralisme accentue les tensions géopolitiques dans le monde.
L’agitation provoquée par les ambitions groenlandaises et l’intervention vénézuélienne ne s’arrête pas aux frontières américaines. L’Union européenne a convoqué un sommet d’urgence, considérant que les relations transatlantiques avaient « subi un grand coup ». La Première ministre danoise a appelé à une présence permanente de l’OTAN dans l’Arctique et le Premier ministre britannique a qualifié les droits de douane envisagés de « complètement erronés ». Les menaces américaines risquent aussi de faire dérailler des accords commerciaux naissants et de provoquer une réaction en chaîne sur les marchés. Dans le sud, l’Amérique latine craint que la capture de Maduro ne soit le prélude à d’autres interventions visant Cuba ou la Colombie.
Le Canada sur le qui‑vive
Face à cette frénésie, le Canada se sait vulnérable. La doctrine Monroe revisitée englobe désormais l’Amérique du Nord : Trump a déjà évoqué la suppression de la frontière au 49ᵉ parallèle et des rumeurs d’annexion ont circulé. Dans un climat où l’on a vu Washington capturer un chef d’État étranger et menacer une puissance alliée, cette perspective n’est plus prise à la légère. Selon le journal The Icebreaker, Ottawa prépare discrètement la possibilité que les États‑Unis deviennent une menace et recompose sa posture de défense dans un sens que Washington réclamait depuis des années. Ce n’est pas la peur d’une invasion imminente, mais la prise de conscience que l’hypothèse d’un voisin stable et bienveillant n’est plus garantie. Les propos sur l’annexion, le raid sur le Venezuela, les tentatives de contrainte sur le Groenland et la disponibilité à utiliser l’armée sur le territoire américain ont détruit une certitude vieille de deux siècles.
Les autorités canadiennes ont commencé à planifier des scénarios qui auraient relevé de la fiction il y a quelques années : propagation du chaos, cyber‑attaques, sabotage des infrastructures, afflux massif de migrants vers le nord et, dans les pires exercices, incursions militaires limitées. La généraux parlent d’une mobilisation de « toute la société » inspirée du modèle finlandais : construction d’abris, préparation civile et formation des citoyens. La cheffe d’état‑major, Jennie Carignan, appelle les Canadiens de 16 à 65 ans à être prêts à défendre leur pays en cas d’attaque ou de catastrophe naturelle. Le gouvernement envisage de consacrer jusqu’à 5 % du produit intérieur brut à la défense pour sécuriser la souveraineté de l’Arctique, tout en investissant dans des capacités autonomes de satellites et de surveillance pour ne plus dépendre exclusivement des fournisseurs américains.
Cette montée en puissance répond certes aux exigences de Washington, qui reprochait à ses alliés de « profiter » de la protection américaine, mais elle est motivée par la crainte de l’imprévisibilité américaine. Les responsables canadiens prennent exemple sur la Finlande, pays habitué à vivre sous l’ombre d’un voisin puissant, pour renforcer la résilience de leur société. Parallèlement, le pays s’efforce de réduire sa dépendance économique envers les États‑Unis en diversifiant ses échanges commerciaux et en développant une industrie de défense souveraine.
Se préparer sans céder
Une partie importante de la réponse canadienne consiste à maintenir l’unité nationale. Les analystes soulignent que la menace de l’extérieur peut avoir un effet centripète en resserrant les rangs du pays. Des politiciens allant du populiste Doug Ford à l’ancien gouverneur de la Banque du Canada Mark Carney se retrouvent du même côté pour défendre la souveraineté. Même les revendications séparatistes de l’Alberta perdent de leur vigueur dans le contexte actuel. Face au « fascisme et à l’impérialisme », écrivait un professeur de l’Université de la Colombie‑Britannique, les Canadiens doivent rester forts et unis.
Le Canada, tout en renforçant sa défense, ne peut pas se permettre de rompre avec son plus grand partenaire commercial. Certains experts suggèrent de mener une politique de « patiente résistance » : tenir ferme lors de la renégociation de l’accord de libre‑échange nord‑américain (CUSMA), être prêt à s’en retirer si nécessaire, diversifier les marchés vers la Chine et l’Inde, développer des alternatives aux géants technologiques américains et investir dans des technologies propres que Washington néglige. L’enjeu est de préserver son autonomie tout en évitant l’affrontement direct.
Le monde en mutation
Au‑delà du Canada, l’attitude de Washington nourrit un sentiment de fragmentation globale. L’institut Stimson estime que l’ordre libéral international est en train de se dissoudre : la retraite américaine de sa position d’hégémon, officialisée par la stratégie de sécurité nationale qui affirme que « les États‑Unis ne porteront plus le monde comme Atlas », laisse un vide que les puissances rivales sont prêtes à combler. La Russie et la Chine renforcent leurs organisations alternatives et cherchent à « dédollariser » l’économie mondiale. L’Europe, forcée de s’armer, craint de se retrouver seule face aux menaces. Les crises économiques, les pandémies et le changement climatique s’ajoutent à ce tableau inquiétant.
Dans ce contexte, la présidence de Donald Trump constitue un facteur de risque majeur. Ses décisions récentes – intervention au Venezuela, pressions sur le Groenland, menaces tarifaires contre l’Europe – montrent une vision du monde où la puissance prime sur le droit. L’expérience canadienne souligne cependant qu’il est possible de se préparer sans succomber à la peur : renforcer la résilience intérieure, diversifier ses alliances, maintenir l’unité nationale et s’investir dans un ordre international qui repose sur des règles plutôt que sur la force.
Ukraine frappe en Russie
Fast fashion: la fin approche?
Musk claque la porte à Trump
Juin 2025 : France en mutation
Trump tacle Poutine, Berlin agit
Aide à mourir : vote historique
NYALA Digital Asset AG
Finlande renforce frontières
Macron face à Trump et Xi
Le bouclier de Trump
Trump favorise Poutine ?